Selon le rapport au 30 juin 2026 sur la situation d’exécution du budget et de la trésorerie de l’Etat du Ministère de l’économie et des finances, les recettes non fiscales recouvrées s’établissent à 288,13 milliards F CFA à fin juin 2026, soit une hausse de 142,56 milliards F CFA par rapport à l’année 2025 à la même période.
Cette performance est portée principalement par 2 recettes liées à l’exploitation du métal jaune (or) au Burkina. Il s’agit des droits proportionnels et taxes superficiaires et des dividendes. A deux, elles représentent 81,27% du montant total des recettes non fiscales. Il faut noter que les recettes non fiscales proviennent de sources diverses et non de prélèvements obligatoires, contrairement aux recettes fiscales que sont les impôts, les taxes et les contributions.
Le recouvrement des droits proportionnels et taxes superficiaires est passé de 69,39 milliards F CFA à fin juin 2025 à 136,00 milliards F CFA à fin juin 2026, soit une hausse de 66,61 milliards F CFA. Selon le rapport, cette forte hausse est en lien avec l’embellie du cours de l’once d’or. La taxe superficiaire, c’est le loyer du terrain qu’une mine paie chaque année pour avoir le droit d’occuper une zone. Quant au droit ou redevance proportionnel, c’est la part de la valeur de l’or qu’elle extrait.
Sur une prévision annuelle de 116,50 milliards F CFA, les dividendes recouvrés à fin juin 2026 s’établissent à 98,16 milliards F CFA contre 21,71 milliards F CFA à fin juin 2025, soit une hausse de 76,45 milliards F CFA. Cette hausse pourrait être imputé à l’adoption du code minier de 2024 qui a porté la participation de droit de l’Etat burkinabè de 10 % à 15 % du capital des sociétés d’exploitation pour l’octroi d’un permis de grande ou de petite mine. Un dividende, c’est la part des bénéfices qu’une mine distribue à ses actionnaires. Une fois que la société minière a payé ses charges, ses impôts, ses taxes et ses redevances, s’il reste des bénéfices, elle peut en verser une partie à ceux qui possèdent des parts de l’entreprise y compris l’Etat.
Adelaïde Mana Tenin/Ouaganews

