En 2025, les procédures « exceptionnelles » concernent près des trois quarts de la valeur des marchés publics des ministères et institutions, selon le dernier rapport sur les finances publiques 2025 du ministère de l’économie et des finances.
Les procédures exceptionnelles regroupent l’entente directe dans laquelle l’administration burkinabè choisit elle-même son fournisseur et l’appel d’offres restreint où seuls quelques candidats sont invités à soumissionner. Leur part dans la commande publique est passée de 59,8 % en 2024 à 75,9 % en 2025, alors que l’objectif est de 15 % au maximum, soit plus de 5 fois moins. À l’inverse, la part des appels d’offre ouvert a chuté de 40,2 % à 24,1 %, pour un objectif d’au moins 85 %.
Le rapport du ministère de l’économie et des finances parle lui-même de contre-performance et d’un recours très courant aux procédures exceptionnelles. Il note également que la part des dossiers non encore lancés a baissé de 18,5 % en 2024 à 10,5 % en 2025, imputable au recours fréquent aux procédures exceptionnelles qui permettent d’aller plus vite mais avec moins de mise en concurrence. Par ailleurs, 98,4 % des marchés publics ont été conclus dans le délai de validité des offres.
En outre, le délai moyen de paiement de la dépense publique a été également amélioré car il est passé de 61 jours en 2024 à 47 jours en 2025. L’administration poursuit aussi la mise en ligne des procédures avec la plateforme E-Burkindi, et de nouveaux arrêtés encadrent les marchés depuis juillet 2025. Le module de planification relatif au plan de passation des marchés publics (PPM) a été entièrement paramétré sur la plateforme et une phase pilote a été effectuée auprès des ministères et institutions.
Wandaogo Moussa/OuagaNews

