Le 22 septembre, il s’est tenu une rencontre entre le ministre de l’économie et des finances burkinabè, Aboubakar Nacanabo et les responsables des banques, établissements financiers et institutions de microfinance sur le financement du plan national de relance 2026-2030. Au menu des échanges, la mobilisation accrue de l’épargne nationale au profit de l’investissement productif dudit plan.
L’État entend assurer près des deux tiers du financement du plan « Relance ». En effet, son coût global de la mise en œuvre du plan est estimé à 36 190,7 milliards FCFA. Les ressources propres couvriraient environ 63,9% du coût total, soit environ 23 135,7 milliards FCFA. Ce choix de souveraineté dans le financement du plan traduit la primauté accordée aux ressources nationales dans l’effort de développement, la contribution des autres acteurs économiques et financiers demeure un levier complémentaire important.

Pour le ministre Nacanabo, l’enjeu est de faire converger la vision du Gouvernement, l’épargne nationale, l’expertise des institutions financières et les besoins du secteur productif, afin de donner au Burkina Faso, les moyens de financer sa transformation par ses propres forces. À cet égard, les performances réalisées par le secteur bancaire, illustrées notamment par une hausse de plus de 290 milliards de FCFA des souscriptions aux titres publics entre 2023 et 2025, mettent en évidence des capacités de financement susceptibles d’accompagner davantage les investissements productifs et les projets structurants portés par le plan « Relance ». L’énergie, l’industrie, l’agriculture et de la transformation agroalimentaire, des infrastructures, des transports, du numérique et du capital humain sont les domaines où la contribution du secteur financier est particulièrement attendue.
Wandaogo Moussa/OuagaNews
Soure : SCRP/MEF

