À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale contre les hépatites, le ministère en charge de la santé du Burkina a tenu une cérémonie de lancement des activités, ce mardi 28 juillet 2026, à Ouagadougou.
À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée le 28 juillet, les acteurs de la santé renouvellent leur appel à une mobilisation contre cette maladie qui continue de représenter un défi de santé publique. Pour l’édition 2026, le thème « Hépatite : parlons-en ! » met l’accent sur la nécessité de lever les barrières qui limitent l’accès au dépistage et aux traitements, tout en luttant contre la stigmatisation qui entoure encore cette infection.
Les hépatites virales, en particulier les formes B et C, peuvent évoluer pendant plusieurs années sans signes apparents avant d’entraîner de graves complications, notamment le cancer du foie. Pourtant, un diagnostic précoce, associé à une prise en charge adaptée, permet de prévenir ces conséquences, et l’hépatite C peut aujourd’hui être guérie.

En observant les données sanitaires nationales, l’hépatite virale B représente un problème de santé publique. Il ressort que chez les femmes vues en consultation prénatale en 2025, le taux de positivité de l’hépatite B était de 2,9 % et de 11,8 % chez leurs partenaires.
« Nous devons en parler afin d’encourager chaque citoyen à poser ce geste simple, mais salvateur : se faire dépister. Connaître son statut, c’est le premier pas pour préserver sa propre vie et celle de ses proches. », a indiqué Dieudonné Soma, coordonnateur du programme sectoriel santé de lutte contre le VIH/SIDA et les hépatites virales.
Au cours du programme de cette célébration cette année, il sera organisé des campagnes de sensibilisation de grande envergure, des offres de dépistage de proximité, ainsi qu’un cross populaire mobilisateur, afin de faire en sorte que plus personne ne souffre et ne meurt dans l’ignorance.
C’est pourquoi le secrétaire du ministère en charge de la santé, Arthur Joël Tinedrébéogo, représentant le ministre en charge de la santé, conclut que cette commémoration doit être une occasion pour poser des actions plus fortes, mieux coordonnées et efficaces pour la protection sanitaire de nos communautés.
Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

