Environ 82 adultes sur 100 utilisent un service financier au Burkina, contre près de 80 un an plus tôt, selon le dernier rapport annuel de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sur l’inclusion financière. L’inclusion financière, c’est quand chaque burkinabè, en ville comme au village, peut ouvrir un compte, payer, épargner ou emprunter facilement et à un coût raisonnable.
Le taux d’inclusion financière du Burkina est passé de 79,7 % en 2024 à 81,8 % en 2025. Le pays se classe 5ème de l’union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), derrière le Bénin (92,8 %), le Togo (90,7 %), la Côte d’Ivoire (88,7 %) et le Sénégal (88,0 %), mais au-dessus de la moyenne de l’Union (76,1 %).
En 2025, on compte 121 points de services financiers pour 10 000 adultes, contre 105 en 2024. Sur une superficie de 1 000 km², ils sont passés de 552 à 667 sur la même période.
Environ 24 adultes sur 100 ont un compte dans une banque, un service postal, une caisse nationale d’épargne ou au Trésor public, contre 23,4 % en 2024. En ajoutant les comptes au sein des institutions de microfinance, ce taux atteint 39,4 % en 2025, contre 37,9 % en 2024. Ces taux restent toutefois inférieurs à ceux de l’ensemble de l’UEMOA, soit respectivement 26,9 % et 50,6 % en 2025.
Dans les banques, le taux des crédits a baissé à 7,65 % en 2025, contre 7,71 % un an plus tôt. L’épargne est mieux rémunérée car son taux est de 5,73 % en 2025, contre 5,10 % en 2024. C’est la plus forte hausse dans l’union.
Adélaïde Tenin Mana/OuagaNews

