Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un ensemble de financements d’un montant total de 116,8 millions de dollars, soit environ 64,8 milliards de F CFA pour appuyer la deuxième phase du Projet d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso (PURPA-BF). Il s’aligne avec les priorités nationales de développement du Burkina Faso, notamment l’offensive agro-pastorale et halieutique.
S’appuyant sur le succès remarquable de la première phase du projet qui a permis au pays de franchir pour la première fois de son histoire le cap des 6 millions de tonnes de production agricole, ce financement accélérera la marche du « pays des hommes intègres » vers l’autosuffisance céréalière d’ici 2030. Aussi, il sera distribué 11 096 tonnes de semences améliorées et résilientes au climat et 120 415 tonnes d’engrais aux agriculteurs, avec un accent particulier sur les femmes, les jeunes et les populations déplacées. Le projet construira 4 grands entrepôts de stockage d’une capacité de 15 000 tonnes chacun, 5 magasins de stockage d’une capacité de 500 tonnes chacun et acquerra 30 camions spécialisés pour assurer une distribution efficace.
Les objectifs de production attendus incluent 712 500 tonnes de riz, 951 391 tonnes de maïs et des augmentations significatives de légumineuses riches en protéines. Les activités générées par le projet vont permettre la création de 1 000 emplois, dont 500 destinés aux jeunes. Il bénéficiera directement à 720 000 personnes, dont au moins 50% de femmes et de jeunes et environ 3 745 000 de façon indirecte.
Selon le Représentant résident de la BAD au Burkina Faso, Daniel Ndoye, la première phase du PURPA-BF a montré que lorsque les agriculteurs, en particulier les femmes et les jeunes, ont accès à des intrants de qualité, ils renforcent la sécurité alimentaire nationale et la deuxième phase consolidera ces acquis et les étendra à de nouvelles communautés.
Wandaogo Moussa/OuagaNews

