Le ministre de la Santé, Lucien Robert Kargougou, a réuni les hommes des médias ce mercredi 18 mars 2026, pour annoncer la tenue du Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS), prévu du 25 au 27 mars 2026 à la salle de conférence de Ouaga 2000. Ce forum vise à poser les bases d’un système de financement plus juste, durable et souverain.
Au Burkina Faso, tomber malade est considéré comme un luxe à cause des dépenses coûteuses des frais médicaux.
Et selon une étude, le poids des dépenses de santé supportées par les ménages sont estimées à près de 44 % en 2023. Ce qui fait que l’accès aux soins demeure un défi majeur pour de nombreux Burkinabè. Cette situation est aggravée par une forte dépendance à l’aide extérieure, qui représente environ 21 % du financement du secteur, rendant le système vulnérable aux fluctuations des appuis internationaux.
Face à ces enjeux, les autorités entendent impulser une nouvelle dynamique à travers la première édition du FONAFIS. Plus de 400 participants issus de divers horizons décideurs publics, experts, partenaires techniques et financiers, société civile et secteur privé sont attendus pour réfléchir aux mécanismes innovants de financement de la santé.

Placée sous le thème « Bâtir un système de financement de la santé efficient et équitable pour une souveraineté sanitaire et la réalisation des objectifs du Plan national de développement 2026-2030 », la rencontre abordera 27 sous-thématiques. Celles-ci porteront sur la mobilisation des ressources internes, la protection sociale et les stratégies pour renforcer l’autonomie du système de santé.
Les discussions s’inspireront également d’expériences réussies dans plusieurs pays, dont le Rwanda, le Ghana, la Thaïlande et le Maroc, afin d’identifier des solutions adaptées au contexte burkinabè.
Selon le ministre, ce forum se veut pragmatique. Il reposera sur un diagnostic national actualisé et devra déboucher sur des engagements concrets, assortis de mécanismes de suivi. L’ambition à long terme reste l’atteinte de la couverture sanitaire universelle d’ici 2030.
Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

