Les Émirats arabes unis ont annoncé leur intention de quitter l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) dès vendredi 1er mai 2026, après 60 ans d’adhésion. Cette décision, qui soulève plusieurs questions, pourrait avoir un impact dans le monde, particulièrement dans le contexte du blocage du détroit d’Ormuz.
D’abord, qu’est-ce que l’OPEP ? L’organisation compte, jusqu’à vendredi, 12 pays producteurs de pétrole et a comme objectif d’influencer le prix du baril en limitant la production.
Les pays membres sont tous situés au Moyen-Orient et en Afrique, à l’exception du Venezuela, seul représentant sud-américain. En 2016, l’OPEP s’est entendue avec 10 autres pays, dont la Russie et le Mexique, pour former l’OPEP+. Ce regroupement élargi a la même mission que le groupe original.
Les Émirats arabes unis sont parmi les plus importants producteurs de pétrole de l’OPEP+ et ont une grande influence sur l’organisation.
C’est véritablement un tremblement de terre pour l’OPEP, affirme Yvan Cliche, spécialiste en énergie au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM). C’est une date importante dans l’histoire du marché pétrolier mondial. C’est un affaiblissement considérable pour l’organisation, qui contrôle 40 % de la production pétrolière.
Car il faut noter que des quotas de production sont fixés pour chaque pays membre dans le but de limiter l’offre de pétrole et d’ainsi maintenir un prix plus élevé et plus prévisible de la ressource. Les États membres sont en discussion constante avec les compagnies pétrolières de leurs territoires respectifs pour tenter d’atteindre ces objectifs.
L’organisation, qui constitue un cartel, a été créée en 1960 dans l’optique de mettre fin à la domination occidentale du marché pétrolier.
Les Émirats arabes unis sont le quatrième pays à quitter l’OPEP depuis 2019, après le Qatar, l’Équateur et l’Angola.
Source : Radio-Canada
Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

