La sixième édition des 24 heures de débats sur la démographie s’est ouverte ce jeudi 23 juillet 2026 à Ouagadougou. Organisée par la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) du ministère de l’Économie et des finances, dans le cadre de la célébration de la 36ᵉ Journée mondiale de la population, la rencontre est placée sous le thème : « Dividende démographique et développement durable au Burkina Faso : comment transformer le potentiel de la jeunesse en un véritable levier pour l’avenir ? »
Pendant une journée, chercheurs, responsables de l’administration publique, partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile échangent sur des défis démographiques auxquels le Burkina Faso est confronté. L’objectif est de faire le point des politiques de population et d’alimenter la réflexion sur les actions à mener pour mieux tirer profit de la dynamique démographique du pays.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par une présentation des principaux indicateurs démographiques. Les données montrent une baisse de la mortalité et une amélioration de l’espérance de vie. Si ces résultats traduisent des progrès, ils mettent également en évidence les défis qui restent à relever.
Parmi eux, figure la question du dividende démographique. En présentant les indicateurs, Issa Zongo a rappelé que le Burkina Faso compte une population majoritairement jeune. Environ 80 % des Burkinabè ont moins de 35 ans, une réalité qui constitue un important potentiel pour le développement du pays.
Quelques images des participants à la rencontre (chercheurs, responsables de l’administration publique et les PTF…)


Pour Boureima Ouédraogo, chargé de mission au ministère de l’Économie et des Finances, cette jeunesse peut devenir un véritable moteur de croissance à condition que les investissements suivent.
« Les dividendes démographiques visent à accélérer la croissance économique à partir de la structure de la population qui met en avant une forte prépondérance de la population jeune. Il faut travailler à mieux capter le potentiel de croissance que représente cette jeunesse », a-t-il expliqué.
Pour les acteurs, la transformation de ce potentiel passe par des investissements dans l’éducation, la santé, la formation professionnelle, l’emploi et l’entrepreneuriat. Des secteurs jugés essentiels pour permettre aux jeunes de contribuer pleinement au développement économique et social du Burkina Faso.
Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

