L’opérateur de télécommunications, l’Office national des télécommunications (ONATEL), qui commercialise ses services sous la marque Moov Africa, a publié ses résultats du premier semestre 2026. Le bilan est contrasté avec une activité qui progresse malgré le recul des bénéfices.
Bénéfice net en baisse de 7,7 %
A fin juin 2026, le résultat net, bénéfice après impôts, s’établit à 7,1 milliards de FCFA, contre 7,7 milliards un an plus tôt, soit une baisse de 7,7 %. Le résultat d’exploitation et le résultat des activités ordinaires reculent eux aussi. Le premier, qui traduit les gains tirés de l’activité courante de l’entreprise, a baissé de 1,9 % pour se situer à 11,9 milliards de FCFA, et le second, résultat de l’ensemble de ses activités ordinaires, a reculé de 4,5 % pour atteindre 10,0 milliards de FCFA. L’entreprise explique en grande partie la baisse du résultat net par le coût élevé des terminaux destinés aux clients de la fibre, la hausse des impôts et taxes, ainsi que celle des dépenses d’énergie et de carburant.
Plus de clients et des revenus en hausse
A fin juin 2026, l’ONATEL compte 12,66 millions de clients, soit 2,6 % de plus qu’un an plus tôt. Le chiffre d’affaires atteint 75,9 milliards de FCFA, en hausse de 2,9 % par rapport au premier semestre 2025. Cette croissance est portée par la data mobile, le Mobile Money et surtout la fibre optique FTTH, qui enregistre une forte hausse de 33 %. La fibre optique FTTH signifie « Fiber To The Home », c’est-à-dire « la fibre jusqu’à la maison » est un câble qui amène la connexion internet très rapidement et directement jusque chez les abonnés.
Le parc Internet, fixe et mobile, de la société affiche un recul de 18,4 %, à 6,4 millions d’abonnés. Pour l’opérateur, cette baisse, qui concerne l’Internet mobile et se poursuivra sur le reste de l’année, tient à la nouvelle méthode de comptage adoptée en 2026.
L’ONATEL est une société anonyme dont les actionnaires de référence sont le groupe Maroc Telecom (61 %) et l’État burkinabè (16 %). Elle est cotée à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
Wandaogo Moussa/Ouaganews

