Selon un communiqué du département d’État des Etats-Unis en date du 27 février 2026, le « pays de l’Oncle Sam » et le Burkina Faso ont signé un mémorandum d’entente bilatéral de coopération sanitaire. Ainsi, en collaboration avec le Congrès américain, les Etats-Unis ont l’intention de fournir jusqu’à 147 millions de dollars, soit environ 82 milliards de F CFA au cours des 5 prochaines années pour soutenir les efforts du Burkina Faso dans la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies infectieuses, tout en renforçant les capacités de surveillance des maladies et de réponse aux épidémies.
En retour, le Burkina Faso s’engage à augmenter ses dépenses de santé nationales de 107 millions de dollars, soit environ 60 milliards démontrant ainsi une appropriation nationale significative de son système de santé. A la fin de la période couverte par le protocole d’accord, le Burkina Faso intégrera les agents de santé et les techniciens de laboratoire de première ligne financés par les États-Unis à son personnel de santé national, créant ainsi un système de santé résilient et national qui protège les populations burkinabè et américaine contre les menaces pour la sécurité sanitaire.

Ce protocole d’accord renforce la capacité de la région du Sahel à détecter et à répondre aux menaces de maladies infectieuses avant qu’elles ne se propagent dans la région ou n’atteignent les États-Unis. Il intègre des programmes de longue date de lutte contre le paludisme et de santé maternelle et infantile à des systèmes de santé de proximité renforcés, tout en mettant l’accent sur le soutien continu aux agents de santé de proximité de première ligne qui constituent le fondement de services de santé durables et gérés localement.
Il faut souligner qu’au-delà de l’appui sanitaire, le protocole d’accord reflète l’engagement de l’administration Trump à protéger la sécurité sanitaire américaine tout en mettant en place des systèmes de santé résilients et gérés localement à l’étranger, comme le prévoit la Stratégie de santé mondiale America First.
Wandaogo Moussa/OuagaNews

