L’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC) a pour missions principales de gérer et disposer des biens gelés, saisis ou confisqués dans le cadre de procédures pénales visant la criminalité économique et financière.
Cette agence est non seulement une des réponses institutionnelles, mais aussi et surtout la manifestation de la volonté des autorités de faire prévaloir la loi et l’intérêt général sur l’enrichissement illicite et l’impunité.
Au terme de sa première année de fonctionnement, l’ANAGRASC a déclaré avoir constaté 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧 𝐜𝐢𝐧𝐪 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐜𝐢𝐧𝐪 𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 (𝟓.𝟓𝟎𝟎.𝟎𝟎𝟎.𝟎𝟎𝟎) 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜𝐬 𝐂𝐅𝐀 𝐝𝐞 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫𝐬 𝐬𝐚𝐢𝐬𝐢𝐬, 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐦𝐦𝐞𝐮𝐛𝐥𝐞𝐬, 𝐝𝐞𝐬 𝐯é𝐡𝐢𝐜𝐮𝐥𝐞𝐬, 𝐝𝐞 𝐥’𝐨𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐮𝐦é𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬. Cette contribution historique constatée et reversée au trésor public en un an de fonction de l’agence indique l’étendue des prédations de ressources publiques.
Cette action dépasse le simple recouvrement matériel : elle incarne une rupture totale avec l’impunité historique au pays des hommes intègres, en réaffirmant que les ressources publiques ne sauraient être dilapidées dans l’intérêt des seuls prédateurs économiques et financiers.
L’ANAGRASC se dresse désormais comme une sentinelle qui renforce l’efficacité du dispositif judiciaire et administratif dans la lutte contre les biens mal acquis et contribue à restaurer la confiance des populations à l’égard des institutions judiciaires, à une période où la transparence et l’intégrité des citoyens et citoyennes sont des impératifs non négociables pour la souveraineté et la cohésion sociale.
En perspective, l’ANAGRASC, intensifiera sa coopération avec les institutions engagées dans la lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux ainsi que les partenaires judiciaires au niveau national et à l’international à l’effet d’optimiser la détection, la saisie des avoirs et la gestion des avoirs criminels. Cette dynamique vise également à renforcer les échanges d’informations transfrontaliers et les capacités opérationnelles, face au défi croissant des avoirs dissimulés à l’étranger par certains prédateurs économiques et financiers.
𝐃𝐂𝐑𝐏-𝐌 𝐉
OUAGANEWS.NET
NB : Le titre est de la Rédaction

