La sixième édition du Symposium international sur la science et la technologie (SIST) s’est ouverte ce lundi 21 septembre 2026 à Ouagadougou, sous le patronage du ministre en charge de la Défense, Célestin Simporé. Prévue du 21 au 26 septembre, la rencontre entend rapprocher la recherche scientifique, les innovations technologiques et les savoirs endogènes pour apporter des réponses concrètes aux défis de développement.
Le SIST est un espace pour débattre et où trouver des solutions scientifiques et technologiques aux grands défis de développement en Afrique. Pour cette édition placée sous le thème « Sciences, Technologies, Innovations et Savoirs endogènes pour la Souveraineté et la Transformation durable », chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, étudiants, entrepreneurs et industriels venus de 12 pays d’Afrique et d’Europe prennent part aux échanges en présentiel et en mode hybride.
Pour ces 6 jours de réflexion, il sera délivré 585 communications orales avec 215 posters retenus. Ces posters et communications portent sur les sciences agricoles et environnementales, les sciences de la santé, les sciences appliquées et technologies, ainsi que les sciences de l’homme et des sociétés. Quatre panels de haut niveau sont également prévus, avec la participation d’experts issus des milieux politique, scientifique, culturel et traditionnel. Une conférence inaugurale viendra lancer les travaux.
Pour Adjima Thiombiano, ministre en charge de l’enseignement supérieur, l’enjeu n’est cependant, pas de mettre les disciplines en concurrence. Il s’agit plutôt de trouver un équilibre entre les différentes formes de connaissances. Selon lui, les sciences technologiques doivent pouvoir s’appuyer sur les sciences sociales et dialoguer avec les savoirs endogènes afin de répondre plus efficacement aux besoins des populations.
Cette approche rejoint, selon lui, la volonté de faire de la recherche un véritable outil de développement. Le Burkina Faso dispose de chercheurs et d’enseignants-chercheurs dont les performances sont reconnues dans l’espace CAMES. Mais cette réussite, estime-t-il, doit désormais être davantage perceptible dans la vie quotidienne des populations.


« Le défi de la recherche aujourd’hui », a-t-il résumé, est d’être à l’écoute de la société, de produire des travaux de qualité et surtout de rendre les résultats disponibles et compréhensibles pour les populations.
Quant au ministre en charge de la défense, Célestin Simporé, patron de la cérémonie, il estime que les travaux doivent revêtir un double objectif, à savoir « celui d’apporter des solutions concrètes aux problèmes actuels dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’énergie, de l’environnement, de la cohésion sociale, etc., mais également, celui de vous permettre de poursuivre une carrière scientifique et académique de haut niveau. »
Cette volonté de rapprocher la science du quotidien se retrouve dans les nombreuses communications présentées au symposium. Les travaux scientifiques exposés sont en effet, appelés à contribuer à la résolution de problèmes concrets dans les différents pays participants.
Avec 941 participants enregistrés sur la plateforme mise en place pour l’évènement, cette sixième édition du SIST entend ainsi, faire de la science un outil davantage tourné vers les réalités du terrain et la recherche de solutions adaptées aux besoins des populations.
Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

