La deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) a été lancée, vendredi 2 octobre 2026 à Ouagadougou, par le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo. Placée sous le thème de la production et de la consommation locale, cette phase, prévue jusqu’au 16 octobre, vise à encourager les Burkinabè à privilégier les produits nationaux et à renforcer la souveraineté économique du pays.
Après « Mon assiette, ma fierté », cette phase des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne prône pour « Made in Burkina » une réalité dans les habitudes de consommation. Dans le message du président du Faso, lu par le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo lors du lancement, l’accent a été mis sur la nécessité pour le Burkina Faso de produire davantage, de transformer ses matières premières et surtout de consommer ce qu’il produit.
Pour le président du Faso Ibrahim Traoré, ces trois maillons sont liés. Le pays peut difficilement parler de souveraineté économique s’il continue à produire des matières premières qui sont ensuite transformées ailleurs avant de revenir sur les marchés burkinabè. Le coton, le karité, le sésame, la mangue, les cuirs et peaux ou encore le bétail ont notamment été cités comme des produits dont la transformation locale peut permettre de créer davantage d’emplois et de revenus.
La question de la consommation reste toutefois déterminante. Le message présidentiel invite les Burkinabè à changer progressivement leurs habitudes. Le riz produit dans les plaines burkinabè, l’huile, le sucre, la tomate, le soumbala, les céréales et bien d’autres produits locaux devraient, lorsque leur équivalent existe, trouver davantage de place dans les paniers des consommateurs.

Cette préférence pour les produits nationaux ne concerne pas uniquement les ménages. Les administrations, les écoles, les commerçants et les entreprises sont également appelés à jouer leur rôle. Dans les cantines, les cérémonies, les commandes publiques ou encore dans les rayons des boutiques, la place accordée aux productions nationales doit être renforcée.
Le président du Faso insiste également sur la responsabilité des producteurs et des transformateurs. Pour convaincre davantage les consommateurs, les produits burkinabè doivent être disponibles, de bonne qualité, bien emballés et proposés à des prix accessibles. « Le patriotisme du consommateur exige en retour l’excellence du produit », rappelle le message lu par le Premier ministre.
Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net
Photos : Primature

