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Burkina : plus de 2 500 milliards de FCFA dans les caisses de l’Etat à fin juillet 2026

En 7 mois, selon les dernières données fournies par la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) du ministère de l’économie et des finances, les recettes publiques ont été mobilisées à hauteurs de 2 527,9 milliards de FCFA à fin juillet 2026, soit 19,2 % de plus qu’à la même période de l’année passée. Contrairement aux recettes publiques, du côté des dépenses publiques, la hausse est beaucoup plus modérée, soit 2,7 %, pour atteindre un montant de 1 907,6 milliards de FCFA.

L’essentiel des recettes publiques supplémentaires provient de la fiscalité, c’est-à-dire des impôts et taxes payés par les entreprises et les ménages. Les recettes fiscales s’établissent à 2 120,2 milliards de FCFA, en progression de 17,6 % de plus qu’un an plus tôt. À cela s’ajoutent d’autres recettes qui bondissent de 41,1 % pour atteindre 98,2 milliards de FCFA supplémentaires. Cependant, les dons reçus par l’État de la part de ses partenaires extérieures reculent de 10,4 %, pour se situer à 70,6 milliards de FCFA, soit 8,2 milliards de moins qu’à fin juillet 2025.

Quant aux dépenses publiques, la faible hausse de leur montant s’explique surtout par les charges courantes de l’État (salaires, achats de biens et services, intérêts de la dette, etc.) qui progressent de 4,4 % pour atteindre 1 596,2 milliards de FCFA. À l’inverse, les dépenses en capital, c’est-à-dire les investissements de l’État dans les routes, les écoles ou les infrastructures, reculent de 2,4 %, à 669,2 milliards de FCFA.

A fin juillet 2026, l’État a plus d’argent qui rentre que d’argent qui sort d’où le solde net de gestion ou la différence entre les recettes et les dépenses courantes qui ressort à 931,7 milliards de FCFA. Plus concrètement, l’État dégage une « capacité de financement » de 262,5 milliards de FCFA, un chiffre en nette amélioration de plus 356,9 milliards par rapport à fin juillet 2025. Cet excédent, combiné à de nouveaux emprunts et engagements, 349,0 milliards de FCFA d’accumulation nette de passifs, a permis à l’État d’acquérir pour 607,1 milliards de FCFA d’actifs financiers supplémentaires.

L’embellie des recettes publiques s’inscrit dans un contexte économique national plutôt favorable, toujours selon la note de conjoncture de la DGEP. La croissance économique du pays est projetée à 5,7 % pour 2026, contre 5,3 % en 2025 portée notamment par la production agricole et le secteur minier.

Wandaogo Moussa/Ouaganews

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