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Dialogue politique inter-libyens à Bouznika : « Résoudre la crise sans tutelle ni influence »

La Libye, comme on le sait, vit une situation de crise sociopolitique, depuis l’effondrement du régime Kadhafi. Malgré les efforts entrepris çà et là, à travers le monde, pour une résolution pacifique de cette crise, la situation n’a cessé de se dégrader. Mais, qui mieux que les Libyens eux-mêmes pour ouvrir des négociations, aux fins de mettre fin aux conflits entre les différents protagonistes de cette crise libyenne ? C’est dans cet esprit que s’est inscrit le récent dialogue politique inter-libyens, dont les travaux ont débuté, le 6 septembre 2020 à Bouznika, au Maroc.

De ce dialogue politique qui s’est déroulé entre les délégations du Haut conseil d’Etat libyen et du Parlement de Tobrouk, « d’importants compromis » ont été obtenus, dans le sens d’ouvrir la voie à l’aboutissement du processus d’un règlement politique global de la crise dans tout le pays. C’est en tout cas, la conviction du représentant du Haut conseil d’Etat libyen, Mohamed Khalifa Najm. En attendant le bout du tunnel, les protagonistes libyens ont convenu de « normes claires tendant à éradiquer la corruption et la dilapidation des fonds publics et à mettre fin à l’état de division institutionnelle ». A court terme, il est espéré le maintien du cessez-le-feu et pourquoi pas la fin des souffrances des Libyens.La stabilité politique et économique de la Libye en dépend grandement.

Le dialogue politique entre frères libyens ayant été ainsi renoué, sous l’égide du Royaume du Maroc, l’espoir est permis quant à la trouvaille d’une solution fraternelle appropriée à la crise, une crise qui a causé tant et tant de maux au peuple libyen. Selon le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, cette solution à la crise libyenne repose sur trois principes fondamentaux, à savoir « le patriotisme libyen, la conviction que la solution ne peut être que politique et la confiance dans les capacités du Haut conseil d’État libyen et de la Chambre des représentants libyenne, en tant qu’institutions légitimes » à surmonter les épreuves et d’engager, en toute responsabilité, des discussions dans l’intérêt du pays.

Quand on sait que cette crise libyenne a des répercussions sur la zone sahélienne, en termes d’insécurité, de grand banditisme et de divers trafics, on ne peut que saluer et apprécier à sa juste valeur, cette initiative du Maroc de rapprocher les différents protagonistes de la crise libyenne pour un « dialogue franc, sincère et constructif,sans tutelle ni influence ».

Depuis New York, les Nations unies ont salué la tenue de cette rencontre inter-libyenne et fondent l’espoir que les résultats convergeront vers une résolution pacifique de la crise en Libye.

Sita TARBAGDO

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