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Ecommerce ou vente en ligne au Burkina : un couteau à double tranchant ?

Le ecommerce ou vente en ligne est très développé dans le monde. Au Burkina Faso, son développement n’est pas encore au rendez-vous, du fait du manque d’une législation adaptée et d’un répertoire officiel des sites de vente. Toutes choses qui favorisent les arnaques.

C’est dans cette situation de crise sanitaire qu’on pourrait s’apercevoir de la plus-value du ecommerce. Car les déplacements devraient être réduits pour éviter la propagation de la maladie. Certes, le Burkina Faso n’est pas encore au même niveau que les pays de référence en la matière mais il ne manque pas pour autant d’initiatives. En effet, des initiatives existent, même s’il n’y a pas de répertoires officiels de ventes et d’achats en ligne ; preuve d’un manque de suivi particulier de ce secteur par les autorités et notamment, l’absence d’une législation adaptée.

Il suffit donc, de lancer des recherches sur Internet pour découvrir le nombre important de plateformes organisées à partir du territoire burkinabè ou celles qui se réclament comme telles. Il s’agit entre autres, de Burkinayaar, Digital Yaar, Mode and Me, Kabebafi, Iyaar, etc.Vêtements, produits de beauté, matériels électro-ménagers sont les articles vendus par ces plateformes. En plus de cela, il y a des individus, sans plateforme, qui proposent leurs articles soit sur Facebook, soit sur WattsApp. Parmi ceux-ci on trouve des arnaqueurs.

Aboubacar Soré, étudiant en 3e année de biologie, raconte sa mésaventure. « J’ai vu sur Facebook quelqu’un qui vendait des disques durs d’1 terra à 25 000f CFA. Le prix étant abordable, j’ai appelé le numéro et la personne m’a donné rendez-vous devant le Parc urbain Bangre-Wéoogo. Je m’y suis rendu et j’ai récupéré le disque en question. Il ne m’est pas venu en tête de vérifier avec mon ordinateur si le disque était en bonne état. C’est arrivé à la maison que je me suis rendu compte qu’il ne fonctionnait pas. J’ai essayé de rentrer en contact avec mon commerçant sans succès. Il avait déjà filtré mon numéro ».

Mme Ouilli a fait la même expérience. Cette dernière dit avoir vu sur Facebook, des pagnes « kokodunda » dont le prix était vraiment acceptable. 6000 francs CFA pour trois pagnes et elle en voulait 3, donc pour 18 000 francs CFA. « J’ai appelé sur le numéro proposant l’offre, on m’a demandé une avance, soit la moitié du montant total de ma commande qui équivalait à 9000 francs CFA. Après l’envoi de cette somme, je n’ai plus pu entrer en contact avec mon interlocuteur jusqu’au jour où je vous parle », a-t-elle confié. Les ventes en ligne, si elles ne sont pas encadrées sont des couteaux à double tranchant, foi de Mme Ouilli.

Un appel est donc lancé aux autorités compétentes à recenser et et établir un répertoire officiel de sites de ventes et d’achats en ligne.L’absence d’une législation adaptée est un handicap au ecommerce burkinabè.

Christ-Johnny

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