Le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjouma Thiombiano, a annoncé ce lundi 7 septembre 2026, la normalisation quasi complète des années académiques dans les Institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) du Burkina Faso. C’est au cours d’une conférence de presse animée ce jour, que le bilan de la stratégie engagée depuis 2023 pour résorber ces retards a été présenté.
Il y a trois ans, la situation était loin d’être satisfaisante. Au 1er octobre 2023, sur les 321 filières de licence recensées dans les IESR, seules 162 (soit 50,47 %) respectaient plus ou moins le calendrier universitaire. Les 159 autres accusaient un retard, certaines filières cumulant même plus de 36 mois de décalage.
Face à cette crise, le ministère avait déployé une stratégie visant à résorber progressivement les retards et à ramener les établissements vers un calendrier académique normal. Les résultats enregistrés depuis lors, témoignent d’une nette amélioration. Le taux de filières normalisées est ainsi passé à 81,31 % au 1er octobre 2024, puis à 86,29 % au 31 juillet 2025, avant d’atteindre 92,52 % au 1er octobre 2025. Cette progression s’est poursuivie pour s’établir à 98,44 % au 31 juillet 2026, puis à 99,69 % au 31 août 2026.

Sur les 321 filières suivies, une seule reste à normaliser : celle de la pharmacie à l’Université Joseph Ki-Zerbo (UJKZ). Les étudiants étant actuellement en stage clinique, la fin de leur année académique est prévue pour le 21 septembre 2026. Selon le ministre, la rentrée 2026-2027 devrait donc consacrer la normalisation à 100 % des années académiques.
Pour parvenir à ce résultat, le département de l’Enseignement supérieur explique avoir misé sur plusieurs leviers. Il s’agit notamment de la réhabilitation et de la construction d’infrastructures pédagogiques, du recrutement d’enseignants-chercheurs, de chercheurs et de personnels de soutien, ainsi que d’une utilisation accrue de la plateforme CampusFaso. Le ministre évoque également le règlement progressif des dettes académiques, l’amélioration des œuvres sociales, une meilleure fiabilité des statistiques et le renforcement de la discipline sur les campus.
Pour Adjouma Thiombiano, cette normalisation ne constitue, toutefois pas une fin en soi. Le défi est désormais de consolider les acquis et d’améliorer la qualité de la formation. Le ministère entend poursuivre les recrutements, les réformes pédagogiques et la digitalisation, tout en développant la professionnalisation, l’enseignement à distance et l’utilisation encadrée de l’intelligence artificielle.
Par ailleurs, le ministre a assuré que tous les niveaux de formation devraient démarrer l’année 2026-2027 dès le 1er octobre prochain.
Ahoua KIENDREBEOGO / OuagaNews.net

