Selon le rapport 2023 du Secrétariat permanent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives au Burkina Faso (ITIE-BF), les exportations officielles, à savoir celles déclarées au niveau de la direction générale des douanes ont concerné l’or, l’argent et le calcaire. Les exportations illicites en 2023 n’ont pas été estimées dans ce rapport.
En 2023, les exportations d’or déclarées se sont élevées à 57,34 tonnes, pour une valeur de 2 133,18 milliards FCFA. La Suisse et les Émirats Arabes Unis ont représenté 94,3% des exportations d’or du « pays des hommes intègres », confirmant leur rôle central dans les flux commerciaux de l’or burkinabè.
Quant à l’argent, en 2023, ses exportations déclarées ont été de 7,08 tonnes, soit 3,27 milliards FCFA. La majorité des exportations d’argent (92,6%) était destinée à la Suisse suivie du Mali et l’Inde.
Les exportations de calcaire dolomitique en 2023 ont été de 218,71 tonnes, soit une valeur de 1,39 milliards FCFA. Les sociétés CIM-carriere Sarl et Tropic mining and quarry ont assuré près de 77% de ces exportations.
Selon le rapport ITIE, concernant les exportations illicites, l’or extrait artisanalement transite par des circuits informels, passant par des pays voisins tels que le Mali, le Togo, le Bénin et le Niger. A ce titre, une étude de Swissaid souligne que les frais d’exportation élevés au « pays des hommes intègres » incitent certains opérateurs à éviter les canaux officiels, augmentant ainsi la contrebande. Cet orpaillage clandestin représente une part importante des flux d’exportation de l’or burkinabè vers les Émirats Arabes Unis, avec des taux atteignant 96 % des exportations d’or artisanal du Bénin et du Niger et 100 % des exportations d’or artisanal du Togo.
Wandaogo Moussa/OuagaNews.net