À l’approche des examens scolaires qui auront lieu du 2 juin au 18 juillet 2026, le Ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN) et le Ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique (MESFPT) ont fait le point des préparatifs de la session 2026, lors d’une conférence de presse ce jeudi 28 mai 2026, à Ouagadougou.
Cette année, le CEP enregistre 341 732 candidats. Comparativement à ceux de l’an dernier, il a été constaté une hausse de 3 139 inscrits. Cette progression est marquée dans les régions du Kuilsé avec 1 996 candidats supplémentaires, du Nakambé avec 1 562 nouveaux inscrits et du Kadiogo qui connaît une augmentation de 903 candidats.
Pour les examens scolaires et les certifications professionnelles relevant du MESFPT, 373 631 candidats sont attendus, dont 212 450 filles et 161 181 garçons. Le BEPC, présente une progression. Avec 218 049 inscrits, ce sont 12 000 candidats de plus qu’en 2025. Les épreuves se dérouleront dans 1 582 centres de composition à travers le pays.
Dans l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (EFTP), 30 456 candidats prendront part aux examens du Brevet d’études professionnelles (BEP) et du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), qui pressente une augmentation de 3 841 inscrits par rapport à l’année précédente.
À l’inverse, le Baccalauréat connaît une baisse de ses effectifs. Pour cette session, 105 984 candidats sont inscrits contre 112 988 en 2025, soit une diminution de 7 004 candidats. Les compositions se tiendront dans 433 jurys.
Pour assurer le bon déroulement de l’ensemble des examens scolaires, l’État a mobilisé un budget global d’environ 27 milliards de francs CFA.

Le MEBAPLN bénéficie d’un budget de 9 milliards 252 millions 447 mille francs CFA. Sur cette enveloppe, près de 8,9 milliards de francs CFA sont consacrés au CEP et aux examens professionnels, tandis que 350 millions de francs CFA serviront aux évaluations certificatives.
Du côté du MESFPT, le budget alloué s’élève à 18 milliards 664 millions 833 mille francs CFA. Les examens du BEPC, du BEP et du CAP absorbent à eux seuls 8 milliards 715 millions 040 mille francs CFA, alors que le Baccalauréat mobilise 8 milliards 897 millions 293 mille francs CFA. À cela s’ajoutent 400 millions de francs CFA destinés aux certifications professionnelles et 652 millions 500 mille francs CFA consacrés à la coordination des examens et concours.
Les autorités éducatives ont également annoncé plusieurs innovations pour cette session 2026. Désormais, l’Éducation civique sera évaluée comme une matière autonome. L’évaluation de l’Éducation non formelle (ENF) est entièrement numérisée à travers le Système intégré de gestion des examens et concours (SIGEC). Une nouvelle application est également en phase d’expérimentation pour la gestion des examens professionnels.
Par ailleurs, le tirage et la reproduction des épreuves du CEP sont désormais déconcentrés au niveau régional, dans l’objectif de rapprocher davantage l’organisation des acteurs locaux et d’améliorer l’efficacité du dispositif.
Dans l’enseignement post-primaire et secondaire, des réaménagements ont aussi été opérés au niveau des coefficients des matières. Les mathématiques et le français passent ainsi du coefficient 5 au coefficient 3, tandis que les autres disciplines sont désormais affectées du coefficient 2.
Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

