Les partenaires de la mise en œuvre des projets PROMISE et OUESTAF se sont réunis, le vendredi 17 juillet 2026, à l’occasion du deuxième comité de pilotage consacré à l’évaluation des progrès enregistrés et à la planification des prochaines étapes. Organisée par la Croix-Rouge espagnole et WeWorld, avec l’appui de l’Union européenne et du Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD), cette session a permis aux acteurs institutionnels et techniques de faire le point des deux initiatives qui ambitionnent de renforcer la gouvernance migratoire et la protection des personnes en mobilité au Burkina Faso.
Cette rencontre visait à apprécier le niveau de mise en œuvre des activités, à examiner les recommandations formulées lors du premier comité de pilotage et à définir les priorités pour la suite de l’exécution des projets. C’était le lieu où les participants pourront analyser les difficultés rencontrées, partager les bonnes pratiques développées sur le terrain et réfléchir aux mécanismes de coordination, afin de créer davantage de synergies entre les deux interventions.
« Le Comité de pilotage que nous tenons, représente une étape même décisive, de cette dynamique collective. Il constitue un cadre privilégié pour apprécier ensemble les progrès accomplis, analyser avec lucidité les difficultés rencontrées, partager nos bonnes pratiques. », a déclaré Simplice Wendlassida Zombré, représentant pays de Weworld, à l’entame des discussions.

Simplice Wendlassida Zombré, représentant pays de Weworld
En effet à travers le projet PROMISE (Protection et assistance globale basées sur les besoins des migrants et des communautés d’accueil vulnérables, en mettant l’accent sur les retournés vers une autonomisation plus inclusive et résiliente), les partenaires cherchent à améliorer la protection des migrants et des communautés d’accueil en favorisant une réintégration durable des personnes de retour. L’initiative mise sur un accompagnement adapté aux besoins des bénéficiaires afin de renforcer leur autonomie économique et sociale tout en consolidant la résilience des communautés qui les accueillent.
De son côté, le projet OUESTAF (Parcours régionaux pour la prévention de la migration irrégulière, la lutte contre le trafic de migrants, la traite des êtres humains et la protection des femmes et des jeunes en situation irrégulière en Afrique de l’Ouest, y compris dans la sous-région du Sahel) entend contribuer à une meilleure gestion des défis migratoires dans la région. Son approche combine la production de connaissances, le plaidoyer, la sensibilisation et le renforcement des mécanismes de protection des personnes les plus exposées aux risques liés à la migration irrégulière.
Présentant les acquis du projet OUESTAF, le chef de projet Oumarou Sawadogo a souligné que plusieurs résultats structurants ont déjà été enregistrés. Parmi eux figurent la réalisation de trois études majeures, dont une cartographie des acteurs de la migration, validée le 6 avril 2026 avec les services de l’État, les organisations de la société civile et les médias. Une étude sur les flux migratoires a également été menée et validée, offrant une meilleure compréhension des dynamiques migratoires au Burkina Faso.


Oumarou Sawadogo, chef de projet OUESTAF
Ces travaux ont servi de base à l’élaboration d’un document-cadre destiné à soutenir les actions de plaidoyer, tant au niveau national que sous-régional, en faveur d’une amélioration des politiques migratoires en Afrique de l’Ouest.
« Le Comité de pilotage constitue un espace privilégié de dialogue, de concertation et de redevabilité. Au-delà de la présentation des résultats, cette rencontre nous offre l’occasion d’apprécier les progrès accomplis depuis le premier Comité, d’identifier les défis rencontrés, de partager les bonnes pratiques et surtout de définir ensemble les mesures permettant d’améliorer davantage la mise en œuvre des deux projets.
Nous encourageons les équipes à poursuivre les efforts de capitalisation des expériences, de partage des enseignements et de renforcement des synergies entre les différents projets afin d’accroître leur impact. », a indiqué la représentante de l’Union européenne, Yolanda San Jose.

Yolanda San Jose, représentante de l’Union européenne (au milieu)
Il faut noter que le projet a permis d’initier de nombreuses campagnes de sensibilisation conduites avec les médias, notamment les journalistes de la presse en ligne, les blogueurs, les radios et les télévisions. Ce sont des actions qui ont porté sur la migration régulière, les droits des migrants ainsi que les enjeux liés à la réinsertion des personnes de retour.
Cet outil devrait harmoniser les interventions des différents acteurs impliqués dans la prise en charge des migrants et améliorer la coordination des réponses apportées aux personnes en situation de vulnérabilité.
En consolidant les actions de protection, de prévention et de réintégration, ils entendent contribuer à une gestion plus humaine, coordonnée et résiliente des questions migratoires au Burkina Faso et dans l’espace ouest-africain.
Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

