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Burkina : accord technique avec le FMI, un nouveau décaissement en préparation

Par un communiqué en date du 4 novembre 2026 du Fonds monétaire international (FMI), cette institution a annoncé que ses services et les autorités burkinabè sont parvenus à une entente au niveau des services sur les politiques économiques et financières en vue de l’achèvement de la sixième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la deuxième revue de l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Un décaissement de 51 milliards F CFA en vue

Après dix jours de discussions à Ouagadougou, l’équipe du FMI a constaté que le pays a atteint tous les objectifs chiffrés fixés pour cette sixième évaluation de son programme. Si le conseil d’administration du Fonds donne son feu vert, prévu à la mi-janvier 2027, le pays pourra recevoir 48,16 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité de compte du FMI, soit environ 38,3 milliards de FCFA, au titre de la FEC, et 16,42 millions de DTS, soit environ 13,1 milliards de FCFA, au titre de la FRD. Ces appuis financent les réformes soutenues par le Fonds : au titre de la FEC depuis septembre 2023, et de la FRD depuis février 2026. La mise en œuvre des réformes de la FRD progresse de manière satisfaisante.

L’or soutient l’économie nationale

Selon les experts du FMI, l’économie burkinabè tient bon, grâce surtout à l’or. En effet, les prix élevés, la forte production et la formalisation de l’exploitation minière artisanale soutiennent l’activité. L’agriculture a aussi mieux résisté aux mauvaises pluies de cette saison grâce à un meilleur accès aux engrais, à l’irrigation, à la réhabilitation des barrages et aux nouveaux forages.

La croissance devrait ainsi passer de 4,4 % en 2026 à 4,8 % en 2027. L’inflation devrait atteindre le point médian de l’intervalle de 1 à 3 % fixé par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en 2026, en partie sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.

Elle progresserait encore en 2027, tout en restant dans cet intervalle. Du côté des finances publiques, le déficit budgétaire de 2026 pourrait dépasser l’objectif de 2,7 % du Produit intérieur brut (PIB) ou richesse nationale, mais resterait sous le seuil de 4 % convenu avec le FMI. Pour 2027, il est prévu autour de 3,3 %, avant un retour progressif vers la limite de 3 % fixée par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Le conflit au Moyen-Orient pèserait sur l’économie

Cependant, pour le FMI, des risques demeurent pour la croissance de l’économie. La hausse du prix du pétrole, liée au conflit au Moyen-Orient, fait monter les prix et pèse sur les finances publiques. Le phénomène climatique El Niño menace en outre la sécurité alimentaire. Par conséquent, les services du FMI et les autorités burkinabè ont convenu de mesures pour maîtriser le coût de l’énergie, renforcer la protection sociale et protéger les plus vulnérables.

Par ailleurs, selon le ministère de l’économie et des finances, à l’occasion de ses déplacements à l’intérieur du pays, la délégation du FMI a relevé une amélioration palpable de la situation sécuritaire.

Wandaogo Moussa/OuagaNews

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