La Journée météorologique mondiale, célébrée chaque 23 mars en référence à la création de l’Organisation météorologique mondiale en 1950, a été marquée au Burkina Faso par une forte mobilisation de l’Agence nationale de la météorologie (ANAM).
C’était l’occasion de mettre en avant l’ampleur du dispositif d’observation météorologique, composé de plus de 260 stations automatiques, plus de 140 stations classiques et d’une dizaine de systèmes de détection de la foudre déployés sur l’ensemble du territoire. Un réseau dense et stratégique qui constitue aujourd’hui un levier essentiel de souveraineté nationale en matière de météorologie et un outil clé pour renforcer les capacités d’anticipation face aux risques climatiques.
Cependant, au-delà de la collecte de données, il est important d’insister sur l’enjeu crucial de leur transformation en actions concrètes au service des populations et du développement.


Placée sous le thème « Observer aujourd’hui, protéger demain », cette édition met en lumière l’importance des données hydrométéorologiques et environnementales dans la prévention des risques. Comme l’a souligné le ministre en charge de l’administration territoriale, Emile Zerbo : « J’ai la ferme conviction qu’une alerte, qu’une prévision n’a de valeur que si elle est accessible, comprise et capable de déclencher une action efficace. »
Ainsi, l’ANAM entend renforcer son rôle dans la gouvernance climatique, tout en sensibilisant les décideurs, les acteurs économiques et les citoyens à l’importance des services météorologiques. L’accent est également mis sur la consolidation de la coopération avec les partenaires techniques et financiers.
Ces orientations seront approfondies à travers un panel réunissant des représentants des secteurs des infrastructures, de l’habitat, de l’urbanisme, ainsi que des ordres professionnels, des centres de formation spécialisés et des acteurs du BTP.

Pour le ministre, l’intégration des données météorologiques dans la planification constitue un levier déterminant : « Cette activité va sans doute montrer qu’intégrer les données météorologiques dans la planification permet de construire des infrastructures plus solides, plus adaptées et plus durables face aux conditions climatiques de demain. »
De son côté, la directrice générale de l’ANAM, Mariam Tidiga, souligne l’importance de ces rencontres. Selon elle, ces ateliers offrent « une occasion précieuse de partager les expériences, de valoriser les résultats obtenus et de renforcer les capacités collectives pour mieux anticiper et gérer les risques climatiques ».
Étaient aussi présents à cette commémoration, les délégations des services météorologiques nationaux de l’Alliance des États du Sahel, venues échanger avec le Burkina Faso sur les expériences et les défis climatiques communs.
Ahoua KIENDREBEOGO
OuagaNews.net

