L’encours de la dette publique extérieure s’est établi à 3 540,35 milliards de FCFA à fin mars 2026, en hausse de 5,9% comparativement à son niveau en 2025, à la même période. Cette hausse est imputable aux effets combinés des tirages nets sur les emprunts extérieurs et à la variation des taux de change. La dette publique extérieure est dominée à 90,5% par la dette multilatérale provenant des institutions financières internationales.
A fin mars 2026, le montant de la dette multilatérale est de 3 202,34 milliards FCFA. La Banque mondiale est le premier créancier multilatéral avec 58 % du montant total de la dette multilatérale. Ensuite suivent la Banque africaine de développement (BAD) 13%, la Banque islamique de développement (BID) 11%, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) 8% et la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (BADEA) 3%.
Quant à la dette bilatérale provenant des pays en développement, son montant est de 261,56 milliards de FCFA à fin mars 2026. C’est la France qui est le premier créancier bilatéral du « pays des hommes intègres » avec 48% du montant total de la dette bilatérale. Elle est suivie par l’Arabie Saoudite (11%), le Koweït (9%), la Chine (6%) et l’Inde (2%).
Le reste de la dette extérieure publique est détenu par des créanciers privés qui sont essentiellement des banques commerciales dont le montant des créances ne représente à peine que 2,1%.
Wandaogo Moussa/OuagaNews
Source : DGTCP/MEF

