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Partenariat public-privé : faible taux d’exécution du programme de 5% depuis 2016

Le 18 juillet 2022, s’est tenue la première session ordinaire de la Commission de partenariat public-privé, sous la présidence du Premier ministre, Albert Ouédraogo.  Elle a examiné le rapport d’exécution du programme de Partenariat public-privé (PPP) adopté en 2016 et validé les projets à inscrire dans la Banque intégrée des projets (BIP). De cette session, il ressort un faible taux d’exécution de 14% du programme de PPP et 17 nouveaux projets ont été intégrés dans la BIP.

Pour le financement du Programme national de développement économique et social (PNDES), le gouvernement compte faire appel à la modalité du Partenariat public-privé (PPP). Le PPP est un instrument contractuel de réalisation de projets et programmes de développement en lien avec les politiques publiques qui instituent une collaboration entre l’autorité publique et une personne morale de droit privé dans le but de fournir des biens et des services au public.

Le PM Albert Ouédraogo

Dans son discours d’ouverture de la session, le PM a déclaré que le gouvernement de Transition a fait le choix de l’expertise et du savoir-faire du secteur privé, à travers un partenariat gagnant-gagnant pour toutes les parties prenantes et au bénéfice de nos vaillantes populations.

C’est pourquoi, il les a invités à observer la plus grande rigueur dans la mise en œuvre des orientations et recommandations de la présente session, la première, après l’adoption de la loi n°032-2021/AN du 25 juin 2021 portant cadre juridique et institutionnel du partenariat public-privé au Burkina Faso.

Le rapport d’exécution des 94 projets inscrits dans le cadre du programme de PPP de 2016 est de 4%, contre 5% pour le précédent programme. Il en ressort que de nombreux projets PPP adoptés en 2016 ont connu un certain nombre de difficultés dans leur mise en œuvre. Selon le directeur du partenariat public-privé du Ministère en charge des finances, Philippe Palenfo, ce taux faible s’explique par un certain nombre d’insuffisances au niveau des études des PPP dans le programme et l’absence d’outils pertinents pour bien les évaluer.

Philippe Palenfo, directeur du partenariat public-privé 

Au titre des projets à inscrire dans la BIP, 17 sur une liste de 45 proposés ont été validés sur la base d’un certain nombre de critères. Les projets retenus interviennent dans différents secteurs d’activités que sont l’énergie, l’agriculture, l’eau, l’environnement et les infrastructures.

Selon la loi ci-dessus citée, la Commission de PPP est l’organe chargé de valider l’avant-programme de PPP, de formuler les recommandations nécessaires au développement du PPP au Burkina Faso et de s’assurer du suivi et de l’évaluation du programme PPP.

ATM/OuagaNews

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