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Journée conseil-emploi de l’Association Mahna : pour pallier le faible taux d’employabilité des jeunes au Burkina

Le 1er mai 2021, Journée internationale du travail, s’est tenue la 2ème  édition de la Journée conseil-emploi, organisée par l’Association Mahna, créée en décembre 2020, mais dont les activités ont débuté en novembre 2018. C’était en présence de l’ambassadeur de France, Luc Hallade, du représentant du ministre en charge de l’emploi, Jean Philippe Dakouré et de la directrice de l’Association, Hélène Guehenneuc.

L’Association Mahna, après la réussite de sa 1ère journée, le 1er mai 2019, est convaincue de la nécessité d’organiser pour les jeunes burkinabè, la 2ème édition de la Journée conseil-emploi, afin de pallier le faible taux d’employabilité  des aspirants à l’emploi et la difficulté des ressources humaines des entreprises à identifier les jeunes talentueux au Burkina Faso.

A cette 2ème édition, plus de vingt-cinq partenaires, composés d’entreprises, de cabinets et d’universités étaient présents, tels que la Maison de l’entreprise, Bolloré, Burkina  Equipements etc, des universités telles que l’Institut burkinabè des arts et métiers (IBAM) et l’Institut supérieur privé polytechnique (ISPP).

La séance de signature de la convention

Cette édition a vu la signature d’une convention entre le projet Fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI) pour soutenir les réseaux d’entrepreneurs africains et particulièrement, burkinabè et l’Association Mahna. Le montant de cette convention s’élève à 533 500 euros c’est-à-dire 349 442 500 F CFA, sur deux ans. La convention prend fin en décembre 2022.

Selon Hélène Guehenneuc, avec le soutien du projet FSPI, des programmes seront adaptés au niveau agricole et permettront à des femmes des zones rurales qui souhaitent entreprendre, de travailler et aussi  de collaborer avec des universités et la diaspora burkinabè. L’objectif est aussi, de pouvoir toucher 5000 jeunes. Dès ce lundi, une ouverture d’appel à candidature « Mahna’get on job » sera lancée.

C’est un programme de trois mois, destiné aux jeunes pour  les accompagner personnellement à trouver un emploi et  la stabilité. L’association va décentraliser les rencontres à Bobo-Dioulasso ou en visioconférence pour permettre à d’autres jeunes des régions d’y participer et rencontrer des experts et des partenaires. Contact : animation-tierslieu@larucheouaga.com

Un réseau d’ambassadeurs Mahna sera créé, pour impacter le niveau national et former des futurs ambassadeurs dans les différentes entreprises. Un appel à candidature est lancé à toutes les structures qui seront intéressées par l’accompagnement.

Pour l’ambassadeur Luc Hallade, il s’agit de contribuer à aider la jeunesse burkinabè et sa diaspora par rapport à l’entreprenariat et les aider à trouver le financement afin que les jeunes trouvent une place sur le marché de l’emploi. Une convention a été signée avec Mahna, à travers le Ministère des affaires étrangères et l’Ambassade de France à hauteur de 533 500 euros, sur deux ans pour accompagner cette volonté de favoriser l’entreprenariat burkinabè, notamment chez les jeunes et les femmes.

Il y a trois composantes dans la convention, à savoir accompagner l’entreprenariat des jeunes et des femmes burkinabè, mobiliser l’expertise de la diaspora burkinabè et d’autres structures comme la Maison de l’entreprise et la Chambre de commence.

Enfin, la création d’un club d’investisseurs, en quelque sorte un réservoir de business, un accompagnateur des jeunes sur le terrain de l’emploi. C’est un défi dans un pays en développement où les structures économiques ne sont pas forcément développées ; en somme il est question de favoriser l’accès des jeunes à de différents conseils.

Nous espérons que l’association va devenir un partenaire privilégié du Ministère de l’emploi en charge de l’employabilité des jeunes. Nous espérons que Mahna va renforcer de nouveaux contacts pour être plus proche de la politique publique avec les autorités burkinabè et accompagner cette politique en faveur des jeunes. Bon vent à Mahna et bonne chance aux jeunes qui se mobilisent.

Selon Jean Philippe Dakouré, représentant le ministre en charge de l’emploi, c’est un projet cohérent avec des ambitions, qui passe par le développement de l’employabilité des jeunes. L’ambition du chef de l’Etat, Roch Kaboré,  c’est d’arriver à créer 600 000 emplois pérennes, ces 5 années.

Nous félicitons les initiateurs et encourageons les bénéficiaires à être assidus et à s’approprier le projet qui va leur permettre de développer leur bien-être. Il rassure que le Ministère de la jeunesse, à travers ses structures, est disponible à accompagner l’Association  Mahna sur le terrain, dans la conduite des activités du projet. Plein succès au projet.

Pour Babakar Niang, responsable du recrutement et du développement de Burkina Equipements, Burkina Equipements est partenaire de beaucoup d’établissements et universités afin d’encourager les jeunes à la formation technique, surtout les jeunes filles.

Selon Victor Kaboré, responsable du développement des compétences chez Bolloré Transport et Logistics, plus d’une centaine d’étudiants en fin de cycle sont recrutés chaque année, pour leur apporter une expérience et sa société a   des partenariats avec quelques établissements.

Tenin Adélaïde Mana

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