Selon un communiqué en date du 26 mai 2026 du Fonds monétaire international (FMI), cette institution annonce que ses services et les autorités burkinabè ont finalisé les discussions relatives au titre de l’article 4 et des revues des programmes en cours. Ces discussions ont ouvert la voie pour un décaissement global imminent de 76,42 millions de DTS, équivalant à environ 82 millions de dollars, soit 46,21 milliards FCFA, sous réserve de validation par le conseil d’administration dudit fonds.
L’article 4 des statuts du FMI instaure le mandat de surveillance du FMI à savoir l’obligation de superviser les politiques économiques, financières et de change de ses pays membres afin de garantir la stabilité du système monétaire international et de promouvoir une croissance durable. Selon l’institution de Bretton Woods, la croissance économique du « pays des hommes intègres » a atteint 5,3 % en 2025, portée par une augmentation de l’activité minière stimulée par l’envolée des prix de l’or sur le marché international. Grâce à une discipline budgétaire remarquable, le déficit budgétaire global est passé de 5,8 % de la richesse nationale ou produit intérieur brut (PIB) en 2024 à 1,8 % du PIB en 2025, créant ainsi une marge de manœuvre appréciable dans un contexte de volatilité mondiale élevée.
Pour le FMI, les autorités ont enregistré de solides performances dans le cadre des programmes en cours à savoir la facilité élargie de crédit (FEC) et la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Tous les critères de réalisation quantitatifs au titre de la FEC à fin décembre 2025 ont été respectés, à l’exception de celles relatives au plafond des dépenses courantes et d’une accumulation temporaire d’arriérés de remboursement de crédits de taxe sur la valeur ajoutée ou TVA. Les autorités ont aussi mis en œuvre tous les repères structurels et ont progressé dans leur agenda plus élargi d’amélioration de la gestion des finances publiques et de gouvernance. La FEC est un outil de financement à travers lequel, le fonds apporte de l’aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu qui connaissent des difficultés prolongées de balance des paiements en contrepartie de l’adoption de programmes.
Elles sont également en bonne voie pour mettre en œuvre les engagements pris au titre de la première revue de la FRD. La réduction du déficit budgétaire global de 5,8 % en 2024 à 1,8 % du PIB par rapport à l’objectif du programme de 4,0 % a permis de dégager une marge de manœuvre budgétaire, particulièrement opportune compte tenu de la volatilité actuelle de la conjoncture mondiale et régionale. La FRD est un instrument du FMI qui offre un financement abordable et à long terme permettant à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies.
Cependant, selon l’institution de Bretton Woods, la forte augmentation des prix mondiaux des engrais et des produits pétroliers, résultant du conflit en cours au Moyen-Orient, a dégradé les perspectives macroéconomiques à court terme, tout en posant un défi immédiat pour la balance des paiements et la sécurité alimentaire, soulignant la nécessité de protéger les plus vulnérables tout en préservant la viabilité des finances publiques.
Wandaogo Moussa/OuagaNews

