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Burkina/Dialogue politique : aller au-delà des divergences stériles

Il s’est ouvert ce jeudi 17 juin 2021, à Ouagadougou, le dialogue politique, sous la présidence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Comme lors de la première rencontre en juillet 2019, l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) et ceux du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) vont débattre pendant trois jours, de questions d’intérêt national, afin de trouver le juste compromis.

La classe politique, dans sa composante plurielle, va échanger, entre autres, sur la situation sécuritaire, les municipales de 2022, la révision a minima du code électoral, le vote dans les zones à fort défi sécuritaire et celui des personnes déplacées internes. Des préoccupations qui tombent à propos, notamment avec la situation sécuritaire critique que l’attaque de Solhan au Sahel, en début juin, est venue rappeler la prégnance.

Depuis 2016, le pays des hommes intègres, à l’instar d’autres Etats voisins comme le Mali et le Niger, est confronté à l’hydre terroriste qui ne fait que fragiliser la quiétude des populations. En dépit des moyens colossaux déployés pour broyer du terroriste, le mal demeure pernicieux et lancinant. En décidant ensemble de porter un regard sur une préoccupation qui engage la vie de la nation, la classe politique fait œuvre utile.

Il est prépondérant et même salutaire que les acteurs majeurs de l’animation de la scène politique burkinabè puissent, à un moment donné, mettre de côté leur adversité pour trouver, dans un esprit de consensus, des solutions à même d’aider à endiguer le terrorisme. C’est un acte patriotique que de savoir s’élever au-dessus des divergences, le plus souvent contreproductifs, pour s’asseoir à la même table, quand l’avenir de la nation est en jeu.

Ce qui importe le plus dans cette valse des ambitions personnelles maquillées, le plus souvent sous le couvert de l’intérêt général, c’est l’avenir de la nation burkinabè. Les hommes politiques vont à coup sûr, passer, mais le Burkina va demeurer. Il sied donc, de savoir privilégier ce qui nous rassemble le plus que de passer le temps à une débauche d’énergie dans des débats vaseux qui n’apportent rien que la division et la suspicion.

Le président du Faso a d’ailleurs, salué l’esprit de ce cadre d’échange qui fait l’apologie de notre appartenance commune à un pays. «Le dialogue politique obéit à notre commune volonté de consolider en permanence un consensus national fort sur des questions politiques préoccupantes, en vue de renforcer la cohésion des Burkinabè. Bien qu’éminemment politique, ce cadre est une instance où les divergences non constructives échouent dans le creuset de tout ce qui concourt à l’unité nationale », a-t-il dit en substance, à l’ouverture des travaux.

A un moment où le Burkina Faso fait face à l’une des pires crises sécuritaires de son histoire, ses fils et filles doivent avoir de la hauteur pour appréhender ensemble, la situation afin de dégager les voies et moyens qui permettront de retrouver notre quiétude d’antan. Une chose est sûre, personne n’a intérêt à ce que les terroristes et leurs soutiens multiformes parviennent à leur fin : celle de nous diviser pour mieux imposer leur funeste vision de la vie à tous.

D’autres questions comme celle des élections municipales de 2022, sont très importantes, d’autant plus que c’est le choix des élus locaux qui est en jeu. Là aussi, le consensus doit être trouvé pour favoriser une organisation réussie de ces échéances électorales.

Dans un contexte où l’on parle de développement des collectivités, il est important que le terrain soit balisé pour permettre un choix conséquent des dirigeants locaux. Vivement que l’esprit de consensus puisse prévaloir, au cours de ces discussions, et que chacun puisse formuler des propositions qui participent à la consolidation du vivre-ensemble.

La Rédaction/Ouaganews.net

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