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Burkina : le FMI salue de solides performances dans l’achèvement de la FEC

 Par un communiqué en date du 26 juin 2026 du Fonds monétaire international (FMI), L’institution a annoncé que son conseil d’administration a conclu les consultations au titre de l’article IV avec le Burkina Faso pour l’année 2026 et a achevé la cinquième revue du programme appuyé par l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) par laquelle le fonds apporte de l’aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu qui connaissent des difficultés prolongées de balance des paiements en contrepartie de l’adoption de programmes.

 Conformément à l’article IV de ses statuts, le FMI procède, habituellement chaque année, à des consultations bilatérales avec ses pays membres. Une mission des services du fonds se rend dans le pays, recueille des données économiques et financières, et s’entretient avec les responsables nationaux de l’évolution et des politiques économiques du pays.

L’article 4 des statuts du FMI instaure le mandat de surveillance des politiques économiques, financières et de change de ses pays membres afin de garantir la stabilité du système monétaire international et de promouvoir une croissance durable.  Selon le fonds, la croissance économique a atteint 5,3 % en 2025, portée par une activité minière en hausse sous l’effet de la flambée du cours de l’or sur le marché international.

Une discipline budgétaire louable a permis une réduction du déficit budgétaire global, qui est ainsi passé de 5,8 % du PIB en 2024 à 1,8 % en 2025, ce qui a permis de dégager une marge de manœuvre bienvenue dans un contexte de volatilité accrue au niveau mondial. Cependant, la forte hausse des prix internationaux des engrais et des produits pétroliers, consécutive au conflit au Moyen-Orient, assombrit les perspectives macroéconomiques à court terme et fait peser un risque immédiat sur la balance des paiements et la sécurité alimentaire.

Pour le fonds, les autorités ont enregistré de solides performances dans le cadre du programme appuyé par l’accord à la FEC. La réduction du déficit budgétaire global de 5,8 % du PIB en 2024 à 1,8 % du PIB, par rapport à l’objectif du programme de 4,0 %, a permis de dégager une marge de manœuvre budgétaire, particulièrement opportune, compte tenu de la volatilité actuelle de la conjoncture mondiale et régionale.

Par ailleurs, les membres du conseil ont aussi approuvé la demande d’augmentation de l’accès de 50 % à la quote-part, soit 60,20 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), environ 48 milliards F CFA portant ainsi le montant total au terme de cet accord à 288,96 millions de DTS (232 milliards F CFA). Ce qui permet un décaissement immédiat de 60,20 millions de DTS, environ 48 milliards F CFA.

Le conseil a également achevé la première revue de l’accord au titre de la FRD, ouvrant ainsi la voie à un décaissement immédiat de 16,42 millions de DTS, environ 16 milliards F CFA. Les autorités sont également en bonne voie pour mettre en œuvre les engagements pris au titre de la FRD qui est un instrument qui offre un financement abordable et à long terme permettant à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements, notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies.

Wandaogo Moussa/OuagaNews

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