Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, Serge Gnaniodem Poda, est face à la presse ce lundi 10 août 2026. Au menu des échanges : la hausse des prix des produits de grande consommation sur le marché national ainsi que les mesures prises par le gouvernement pour garantir la protection du pouvoir d’achat des populations.
Selon lui, le contexte actuel est marqué par la hausse conjoncturelle de plusieurs produits de grande consommation, notamment le sucre, les œufs, le savon, l’huile alimentaire et le ciment. Des hausses qui sont le fait de certains commerçants véreux, animés par la cupidité, qui profitent de certaines situations pour imposer aux populations des prix irréguliers.
Pour faire face à ces difficultés, plusieurs mesures ont déjà été prises par le gouvernement. Elles portent notamment sur la fixation des prix de certains produits, le contrôle des prix et des stocks, la surveillance des circuits de distribution ainsi que la réglementation du secteur des motocycles et cyclomoteurs. À cela, il faut ajouter la surveillance des circuits de distribution du ciment et les efforts consentis pour fournir davantage l’électricité de façon permanente aux cimentiers.

Outre ces mesures prises, les autorités entendent toujours combattre la spéculation, sanctionner les abus, réquisitionner les contrevenants récidivistes pour la réalisation des travaux d’intérêt commun et renforcer la commercialisation de certains produits, à travers les points de vente comme Faso Yaar et la SONAGESS.
À en croire le conférencier du jour, les sanctions peuvent aller jusqu’à la fermeture définitive des lieux de vente, au retrait des titres ou autorisations d’exercer, en passant par le paiement d’amendes et la promotion des commerçants exemplaires.
À travers ces mesures, le ministre en charge du commerce réaffirme la volonté de son département de mieux réguler le marché et de lutter contre les pratiques qui contribuent à la hausse injustifiée des prix. Il invite, par ailleurs, les commerçants au respect de la réglementation et les consommateurs à dénoncer les pratiques illicites auprès des services compétents à travers les numéros verts : 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86. Tout compte fait, il rassure que le ton sera davantage durci et que les contrevenants feront face à la rigueur de la loi.
DCRP/MICA
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