Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Gilbert Ouédraogo, a présidé, le mercredi 17 juin 2026 à Ouagadougou, la première session de l’année du cadre de concertation entre le Service d’information du Gouvernement (SIG) et les Directeurs de la communication et des relations publiques (DCRP). Cette rencontre s’est tenue autour du thème : « Déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso ».
Confronté depuis plusieurs années au terrorisme, le Burkina Faso fait également face à une autre forme d’attaque qui est la guerre informationnelle. Selon les autorités, de nombreux récits et perceptions négatives véhiculés à l’extérieur contribuent à dégrader l’image du pays, affectant ainsi ses relations avec certains partenaires et nourrissant des préjugés persistants.
Dans cette optique, le ministre Gilbert Ouédraogo et le Service d’information du Gouvernement ont échangé avec les responsables de la communication des différents départements ministériels sur les stratégies à adopter pour contrer ces narratifs jugés défavorables. La rencontre a été marquée par la présentation de deux tomes d’un mémorandum consacrés à cette problématique.

Ces documents, élaborés dans un contexte de bataille informationnelle, visent à apporter des réponses argumentées à ce que les autorités qualifient de campagnes de désinformation et de représentations tendancieuses du Burkina Faso. Ils constituent également des outils destinés à renforcer la communication institutionnelle et à promouvoir un discours conforme aux réalités du pays.
Au cours des échanges, plusieurs formes de stéréotypes susceptibles de porter atteinte à l’image du Burkina Faso ont été identifiées. Pour le ministre en charge de la Communication, la riposte doit être permanente et adaptée aux évolutions du contexte. Il a ainsi appelé les DCRP à poursuivre le travail de veille et d’identification des perceptions négatives qui subsistent dans leurs secteurs respectifs.
Gilbert Ouédraogo a, à cet effet, instruit les responsables de la communication à établir un diagnostic par département ministériel afin de recenser les stéréotypes persistants et de proposer des éléments de réponse appropriés. L’objectif est non seulement de déconstruire les idées reçues, mais aussi de bâtir un narratif plus cohérent et davantage en phase avec les réalités du Burkina Faso.
Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

