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Burkina/Ramadan 2024 : un collectif de jeunes musulmans et chrétiens initie une rupture collective pour promouvoir la cohésion sociale

Dans l’optique de promouvoir la paix et la cohésion sociales au Burkina Faso, les fidèles musulmans et chrétiens ont procédé à une rupture collective placée sous le thème : « Nous sommes d’abord burkinabè, avant d’être chrétiens ou musulmans », ce vendredi 23 mars 2023, à Ouagadougou.

L’initiative est venue d’un collectif de jeunes engagés pour un climat social paisible pour le Burkina Faso. Car vu ce que le pays traverse ces dernières années, une telle initiative vient renforcer le vivre-ensemble dans cette crise socio-politique. Et cette rupture collective pour un vendredi, n’est pas anodine. C’est un jour symbolique chez les chrétiens, ainsi que chez les musulmans.

Moumouni Koudougou, principal initiateur de cette rupture collective, a fait comprendre que l’objectif recherché ici, est un vivre-ensemble fraternel, amical et surtout de promouvoir l’amour du prochain autour de soi.

« C’est une initiative citoyenne. Ce n’est pas une initiative commerciale. C’est juste une promotion de la paix car chacun de nous a sûrement vécu une expérience négative concernant le vivre-ensemble. Surtout religieusement parlant. C’est de ce constat que l’initiative est née et a connu l’accompagnement des bonnes volontés. », a-t-il indiqué.

En outre, les différentes couches sociales ont répondu présent à cet appel et c’était dans une ambiance de convivialité qu’ils ont rompu leur jeûne ensemble.  Une initiative ayant plu à plus d’un.

« J’aimerais avant tout, remercier ces initiateurs de la rupture collective entre chrétiens et musulmans. Ce sont des actes qui promeuvent la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Ceux qui disent qu’ils croient en Dieu sont souvent ceux qui ont du mal à cultiver la paix autour d’eux. Nous devrions pourtant être des exemples à cultiver l’amour autour de nous. Chrétiens et musulmans ont donc le devoir de s’entendre et se comprendre car Dieu lui-même est amour. La divergence de foi ou culturelle ne devrait pas être un obstacle à notre cohésion sociale. » a laissé entendre, imam Lassané Sakandé

Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

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