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Burkina/Transport du fret : le gouvernement maintient sa gestion par le CBC

Le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Vincent Dabilgou, a animé, ce mardi 13 octobre 2020, à Ouagadougou, une conférence de presse sur la gestion du fret. Il a expliqué les réformes opérés dans la gestion du fret et les désaccords liés à celles-ci.

« Si nous arrivons à gérer le fruit de la croissance qui est l’ensemble des produits importés et les produits exportés, nous créons, non seulement l’adjuvant de la prospérité de notre économie, mais aussi des emplois au niveau de l’économie des transports », a déclaré le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Vincent Dabilgou,  à une conférence de presse animée, ce mardi 13 octobre 2020, à Ouagadougou.

Il a expliqué les réformes entamées pour la meilleure gestion du fret et les désaccords liés à ces réformes. En effet, le ministre en charge des transports a indiqué que la gestion du fret était assurée par le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) jusqu’en 1996. Ainsi, il a noté que les missions du CBC sont de localiser le fret dans le  monde entier à destination du Burkina Faso, de le traiter dans les ports et de faciliter le transport de ce fret.

Cependant, Vincent Dabilgou a souligné que lorsque les transporteurs sont devenus nombreux et que le fret de notre pays est devenu important et diversifié dans les ports, l’Organisation des transporteurs routiers du Burkina (OTRAF) a été créée et tous les transporteurs ont accepté d’adhérer à cette faîtière. « A partir de ce moment, le CBC a confié la répartition du fret à l’OTRAF », a-t-il précisé. Mais, a poursuivi le ministre Dabilgou, à partir de 2015, la répartition du fret par l’OTRAF entre petits, moyens et grands transporteurs est devenue opaque.

A entendre le ministre, cette gestion opaque a entraîné des mouvements d’humeur dans le domaine du transport routier et la création de nombreux associations et syndicats de transporteurs. Face à cette situation, le ministre dit avoir mené des concertations avec le CBC, la Chambre de commerce, les acteurs du transport.

« Suite à ces concertations, nous avons décidé de créer une nouvelle faîtière », a-t-il relevé, avant de signaler que les concertations pour mettre en place la nouvelle faîtière ont abouti à deux faîtières, la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB) et le Haut conseil des transporteurs du Burkina Faso (HCT-BF).

Face à cette incapacité des acteurs à pouvoir mettre en place une seule faîtière, a mentionné le premier responsable du MTMUSR, le chef du gouvernement, Christophe Joseph Marie Dabiré, a décidé que le gouvernement reprenne la gestion du fret par le CBC, le temps de trouver un consensus pour la mise en place de la nouvelle faîtière. A cet effet, M. Dabilgou a indiqué qu’un décret a été signé par le Premier ministre. Pour lui, la question qui se pose, est une question de réforme: « dans toutes les réformes, il y a toujours des désaccords ».

Quant à l’intérêt de ces réformes, le ministre se veut être rassurant : « la réforme vise à satisfaire l’intérêt général, c’est-à-dire l’intérêt des petits, moyens et grands transporteurs ».

Lasso SAMA

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