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Burkina/Agriculture : amélioration du climat des affaires

Le ministre de l’agriculture et des aménagements hydroagricoles a animé le lundi 25 octobre 2020, un déjeuner de presse sur les réformes relatives à l’amélioration du climat des affaires dans le domaine agricole, au cours duquel les mets locaux étaient à l’honneur. Cinq  points étaient au menu des échanges : le code des investisseurs agricoles, l’assurance agricole, le fonds de développement agricole, l’agriculture contractuelle et les infrastructures post-récoltes.

Selon Salifou Ouédraogo, l’essence de la promotion de l’économie agricole porte sur l’entreprenariat agricole et agroalimentaire, à travers l’accès aux financements et institutions de gestion des risques, le développement de la transformation et de la consommation des produits agricoles locaux.

Le code des investisseurs agrosylvopastoral, halieutique et faunique défend la promotion de l’entreprenariat agricole, la création d’emplois décents, le renforcement de la compétitivité nationale, intérieure et extérieure, la modernisation des techniques de production, de conservation ou de transformation des produits, puis le développement des infrastructures agricoles et des infrastructures.

L’assurance agricole, à travers les partenaires, va d’abord connaître une phase-pilote de trois ans (2020 à 2022), avec une spéculation pilote de maïs, sorgho, et riz pluvial dans trois (3) régions dont le Centre-Ouest, la Boucle du Mouhoun et l’Est, ensuite une phase de mise en échelle sur toute l’étendue du territoire avec d’autres spéculations et enfin, une phase de création d’une société spécialisée aux métiers d’assurance agricole au Burkina Faso, accompagnés de dispositifs opérationnels.

Le fonds de développement agricole, logé à la Banque agricole du Faso (BADF)   est destiné exclusivement aux besoins financiers des petites exploitations agricoles.

L’agriculture contractuelle repose sur un contrat de partenariat entre un producteur et un acheteur, à travers le Projet d’agriculture contractuelle et Transition écologique. Ainsi, ce projet servira à satisfaire la demande alimentaire en qualité et en quantité dans la dynamique de développement de l’agriculture, l’intensification agroécologique et la professionnalisation des institutionnels.

Les infrastructures post-récoltes, en vue d’accroître les capacités de stockage, de conservation et de transformation des produits agricoles au profit des acteurs, en collaboration avec l’Agence nationale de normalisation, permettront  d’élaborer des normes et référentiels techniques de certification de certains produits.

A la question de savoir la place des femmes dans ce processus, malgré le problème foncier qu’elles connaissent, le ministre ajoute que 46 % des terres sont présentement gérées par les femmes, sur toute l’étendue du territoire, afin qu’elles puissent ensemble bénéficier du projet. C’est dans ce sens que de nombreuses unités industrielles ont été créées pour encourager les femmes à la transformation des produits agricoles. 500 entreprises rurales sont en création pour les femmes et 5000 coopératives sont attendues en appel à projet pour les femmes. Le ministre confirme que l’entreprenariat féminin est en marche au Faso.

Au déjeuner de presse, des mets locaux ont été proposés en dégustation à l’ensemble des participants.

Adélaïde T. Mana

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