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Burkina Faso : le Faso Autrement plaide pour la libération de Adama Ouédraogo dit Damiss

En ce  jour de commémoration de Pâques, qui symbolise la victoire de la vie sur la mort, je voudrais attirer l’attention des responsables concernés par la situation du journaliste Adama Ouédraogo dit Damiss, d’agir urgemment et avec humanisme et raison pour que le détenu politique qu’il est ne subisse pas le même triste sort qu’a connu son ancienne codétenue, Dame Minata Guelwaré. Paix à son âme. Celle-ci est décédée le 3 octobre 2020, dans des conditions presque similaires que celles qu’endure Adama Ouédraogo Damiss. Et aucune autopsie n’a été faite.

Nous voudrions rappeler avec fermeté qu’il est universellement reconnu que le premier des droits humains, le plus important de tous est le droit à la santé. Et Adama Ouédraogo Damiss, même condamné, a droit à la vie, surtout s’il doit exécuter la totalité de sa peine.

Les nombreux visiteurs du prisonnier politique Adama Ouédraogo Damiss, incarcéré le 02 septembre 2019 à la MACA immédiatement après le prononcé du verdict du jugement de la tentative de coup d’Etat du 15 septembre 2015, avant d’être transféré à la MACO le 16 décembre 2019, pour continuer l’exécution de sa peine d’emprisonnement de cinq (5) ans, expriment unanimement des inquiétudes sur son état de santé  qui ne cesse de se dégrader actuellement avec l’aggravation de son asthme, surtout en cette période de Coronavirus, de chaleur et d’harmattan.

Ce qui favorise, et ne le cachons pas, l’apparition d’autres pathologies plus dangereuses, et qui nécessitent d’autres soins précis, spécialisés et appropriés que les conditions normales d’incarcération à la MACO ne pourraient garantir.

Etant dans une situation dans laquelle, le pire peut arriver ici, et maintenant à cette fine plume du journalisme d’investigation dans notre pays, Adama Ouédraogo Damiss, nous voudrions mettre devant leurs responsabilités les autorités concernées par sa demande de liberté provisoire qu’il a introduite de nombreuses fois pour  bénéficier des soins adéquats,  et attirer leur attention sur l’urgence du dossier. L’accès aux soins de santé est un droit constitutionnel, et Adama Ouédraogo Damiss,  ne doit pas être privé de ce droit.

Nous prenons l’opinion publique nationale et internationale à témoin sur la situation sanitaire alarmante de Adama Ouédraogo Damiss, et appelons tous les démocrates de tous les bords pour exiger des autorités compétentes concernées, qu’il obtienne la liberté provisoire pour pouvoir recevoir sans délai, les traitements adéquats.

Son codétenu, le Général Djibrill Bassolé, a pu être sauvé, agissons ensemble de la même façon pour sauver le journaliste Adama Ouédraogo Damiss.

Il n’est pas encore trop  tard pour  sauver Damiss, mais il est clair que le temps presse parce qu’il se porte mal, voire très mal. Agissons maintenant et sauvons un être humain, avant de considérer son statut actuel de prisonnier politique.

Gardons à l’esprit que ça n’arrive pas qu’aux autres, et  que demain c’est déjà aujourd’hui. En ces moments où le Burkina Faso est engagé sur la voie de non-retour de la réconciliation nationale et en ce jour de la fête pascale, plaise à Dieu d’ouvrir les cœurs des Burkinabè à l’amour et à la tolérance.

Ouagadougou, le 04 avril 2021

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