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Burkina/Ministère en charge de l’économie : le Projet d’inclusion financière pour lutter contre la pauvreté

Le Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) a lancé, ce mardi 6 octobre 2020, à Ouagadougou, le Projet d’appui à l’inclusion financière et l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises (PAIF-PME). L’un des objectifs visés par le projet est d’accroître l’accès aux services financiers numériques.

Le Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID) veut faciliter l’accès des particuliers, des agriculteurs, des femmes et des petites et moyennes entreprises au crédit. Pour ce faire, il a lancé, ce mardi 6 octobre 2020, à Ouagadougou, le Projet d’appui à l’inclusion financière et l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises (PAIF-PME). Selon le coordonnateur du PAIF-PME, Célestin Santéré Sanon, l’inclusion financière est l’ensemble des dispositifs mis en place pour lutter contre l’exclusion bancaire et financière.

Ainsi, il a indiqué que le projet va permettre aux populations pauvres de financer leurs activités, d’épargner, de subvenir aux besoins de leur famille et de se protéger contre les risques de la vie courante.  Célestin Santéré Sanon a également précisé que la durée de vie du projet est de six ans (2019-2025) et est financé par la Banque mondiale et l’Etat burkinabè à un coût total de 56 milliards FCFA. Il a donc, remercié tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.

Pour la représentante du ministre en charge de l’économie, Pauline Zouré, le PAIF-PME vise également à améliorer l’accès des particuliers et des Petites et moyennes entreprises (PME) aux services financiers numériques. En effet, elle a noté que les Services financiers numériques (SFN) offrent aux particuliers, entreprises et au gouvernement, de nouvelles possibilités de transaction avec le secteur financier, les clients, les citoyens et les fournisseurs.

Quant à l’impact du projet, Pauline Zouré a souligné qu’il va contribuer à l’assainissement du secteur de la microfinance, à investir dans l’équipement, en vue de la transformation numérique de l’économie. Vu l’importance du projet, elle a appelé tous les acteurs impliqués dans l’exécution du projet à une synergie d’action et à une « franche » collaboration. Elle a donc remercié la Banque mondiale, les ministères partenaires et les acteurs impliqués dans le projet, avant de lancer officiellement le projet.

La représentante-résidente de la Banque mondiale au Burkina, Maïmouna Mbow Fam, pour sa part, a indiqué que le PAIF-PME est articulé autour de trois composantes : « augmenter l’utilisation des comptes de transaction, renforcer la capacité institutionnelle pour accroître l’inclusion financière et augmenter l’accès des agriculteurs et des PME au crédit ».

Pour elle, au bout d’une année de mise en œuvre, certaines des attentes de la Banque mondiale sont déjà comblées. A cet effet, Maïmouna Mbow Fam a cité entre autres attentes comblées, la mise en place du fonds de garantie partielle de portefeuille pour faciliter l’accès des femmes, des PME et des agriculteurs au crédit, l’effectivité des connections du Trésor au système de paiement régional. Elle a donc, rassuré l’accompagnement de la Banque mondiale et ses services techniques de la mise en œuvre du projet.

Lasso SAMA

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