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Burkina Faso-France : signature d’un accord de différé de dette dans le cadre de l’ISSD

Le mardi 16 décembre 2020, le ministre de l’économie, des finances et du développement, Lassané Kaboré et Luc Hallade, ambassadeur de la République française auprès du Burkina Faso, ont procédé à la signature d’un accord sur le différé de dette entre les gouvernements des deux pays, d’un montant total de 5 828 284,47 euros, correspondant à environ 3 823 103 996 de FCFA. Le montant, objet du présent accord, fera l’objet d’un report sur une période d’amortissement de cinq (5) ans, y compris un différé d’une (1) année.

Cet accord s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD), lancée par le Groupe du G20. Il a pour objet, de suspendre le service de la dette due à l’Agence française de développement (AFD), au titre de la période allant du 1er mai au 31 décembre 2020. L’objectif final est de permettre au pays des hommes intègres de dégager des marges budgétaires et de la trésorerie pour faire face aux effets sociaux et économiques dus à la pandémie de la Covid-19.

Selon la Banque mondiale, la pandémie de coronavirus (Covid-19) a frappé de plein fouet les pays les plus pauvres, en engendrant une récession qui risque d’entraîner 100 millions de personnes supplémentaires dans l’extrême pauvreté.C’est dans ce contexte que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont appelé les pays du G20 à mettre en place l’ISSD qui va aider les pays à concentrer leurs ressources sur la lutte contre la pandémie et à protéger la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes vulnérables.

Les pays emprunteurs qui bénéficient de l’ISSD s’engagent à utiliser les ressources ainsi dégagées, pour financer une hausse des dépenses sociales, sanitaires et économiques en réponse à la crise. Ils s’engagent également à communiquer l’intégralité des engagements financiers du secteur public (emprunts et instruments assimilables à des titres d’emprunt). Enfin, ils s’engagent aussi, à limiter leurs emprunts non concessionnels, conformément aux niveaux convenus dans le cadre des programmes du FMI et des politiques de la Banque mondiale en la matière.

Ouaganews.net

Source : MINEFID et Banque mondiale

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