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Burkina : la question du régime d’assurance maladie universelle, une priorité pour l’INSPIR

Le réseau international pour le droit à la protection sociale (INSPIR/ Burkina Faso), a animé une conférence de presse ce jeudi 9 mai 2024, à Ouagadougou. Elle vise à interpeller l’Etat à accélérer le processus sur la question du régime d’assurance maladie universelle (RAMU), à travers ses actions déjà menées sur le terrain.

La question de la protection sociale nécessite une attention particulière des gouvernements, de la société civile, des partenaires sociaux et des partenaires techniques et financiers. Ainsi, l’INSPIR conscient de cette réalité, œuvre avec un certain nombre de programmes dans ce sens. C’est pourquoi, les questions en lien avec l’assurance maladie universelle constituent sa priorité. En effet, le réseau avait entrepris une phase-pilote entre 2019 et 2021 en vue d’opérationnaliser le régime de l’assurance maladie universelle.

Cette phase-pilote a concerné 30 villages de quatre régions, à savoir le Centre, les Hauts-Bassins, la Boucle du Mouhoun et le Nord. A ce niveau, le réseau a noté un faible taux de couverture chez les bénéficiaires, soit 29% et un taux d’enrôlement de 57%. Un faible rendement qui s’explique par le retard dans la transmission des factures de soins, à la mobilité des agents de santé, la réticence des formations sanitaires à exécuter des conventions de soins et le retard dans la production et la transmission des cartes aux indigents.

Par conséquent, le réseau dit noter les efforts considérables faits par le gouvernement pour l’opérationnalisation du RAMU. Et souhaite poursuivre le processus d’opérationnalisation du régime d’assurance maladie universelle, sur toutes les couches sociales de la population, malgré la situation actuelle du pays.

« On voulait communiquer des acquis déjà engrangés sur le terrain par cette conférence de presse et interpeller toute la population à se mobiliser pour accompagner la mise en place de ce régime. Il faut rappeler que depuis la mise en place de la deuxième phase-pilote en 2023, et qui se poursuit en 2024, on a remarqué que les personnes indigentes ont commencé à se soigner. C’est dire que sur le terrain, le RAMU commence par les personnes en difficulté sur le plan de la prise en charge sanitaire. Les acteurs de la santé ont commencé à comprendre aussi et s’impliquent à un bon rendu de cette phase-pilote. », a expliqué Aisha Belèm/ Soulama, point focal de l’INSPIR/Burkina

Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

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