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#Burkina : les instituteurs certifiés revendiquent leur droit à prendre part au CSAPé

Les Instituteurs certifiés (IC), écartés du Certificat supérieur d’aptitude pédagogique (CSAPé), se sont réunis ce lundi 27 novembre 2023, à la Bourse du travail à Ouagadougou, afin de transmettre à leur ministre de tutelle, leur revendication sur leur droit de pouvoir prendre part du CSAPé.

La surprise a été grande  pour les Instituteurs  certifiés (IC) de se faire repousser par la police, lorsqu’ils sont allés pour déposer leur message au niveau de leur ministère de tutelle.

« En les approchant, ils nous ont fait comprendre qu’ils ont reçu l’ordre de ne pas laisser un seul attroupement se faire au niveau du ministère. C’est ainsi, que nous nous sommes retrouvés ici, à la Bourse du travail pour une assemblée générale explicative et prendre des décisions pour la suite de notre lutte. Et nous pouvons déduire que c’est un refus de nous recevoir», a déploré Félix Sawadogo, président de la Coordination des instituteurs certifiés.

En effet,  cette coordination  revendique l’adoption du statut dit «  valorisant », du personnel de l’éducation. Une loi qui préconise que les instituteurs certifiés ayant 47 ans et plus ne peuvent prendre part du CSAPé.

Selon eux, dès l’adoption du statut, des insuffisances ont été signalées à la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE), qui ont contribué aussi, à cette « injustice », disent-ils, avec le gouvernement MPP. Il qualifie cela d’injustice, parce qu’ils estiment que c’est une loi qui est sélective  et ne s’applique pas à tout le corps enseignant. A les entendre, seuls les instituteurs principaux et les conseillers pédagogiques itinérants ont été autorisés à concourir jusqu’à 55 ans. Ils précisent  que malgré sa relecture en juillet 2022 à Koudougou, la situation les concernant demeure la même.

« Nous interpellons les autorités de la transition pour qu’ils sachent que nous ne sommes pas contre la transition et nous ne sommes pas contre ce pays. Mais, il y a une injustice qui est reconnue et que nous demandons sa réparation. Nous voulons juste qu’ils puissent résoudre notre problèmeEt tant qu’on n’aura pas d’acquis favorable à cette lutte, nous ne comptons pas baisser les bras. Nous comptons lutter jusqu’au bout. Dire qu’on va l’abandonner, c’est dire un aveu d’impuissance.», a souligné Félix Sawadogo, président de la Coordination des instituteurs certifiés.

Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

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