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Burkina/Présidentielle 2020 : ce que l’on attend des 14 candidats provisoirement retenus

Après deux jours de travaux intenses, la commission ad hoc de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a rendu officielle la liste provisoire des candidats à la conquête du fauteuil présidentiel, dans la nuit du 7 octobre, à Ouagadougou. Sur les 23 candidatures reçues par l’organe électoral, neuf dossiers ont été recalés.

Ils sont 13 hommes et une femme qui devront attendre le 10 octobre prochain, pour voir la liste définitive qui sera publiée par le Conseil constitutionnel. En attendant cette décision finale, il faut se féliciter de la conduite des travaux inhérents à la tenue des élections couplées présidentielle et législatives du 22 novembre, dans une relative sérénité, par la CENI.

L’on se rappelle que les membres de la commission électorale ont été renouvelés à 95%. Qu’à cela ne tienne ! L’équipe actuelle essaie, tant bien que mal, d’œuvrer à la réussite de ce scrutin qui se tient dans un contexte particulier. A cause du péril sécuritaire, l’enrôlement sur les listes électorales n’a pu être effectif dans 22 communes du Burkina Faso.

A cela s’ajoute la problématique du vote des personnes déplacées internes.  En plus, pour la première fois, dans l’histoire de son expérience démocratique, le pays des Hommes intègres expérimente le vote des Burkinabè de l’extérieur, répartis entre l’Afrique, l’Asie, l’Europe et l’Amérique. Au-delà de tout ce que la CENI a pu faire pour une tenue  effective des élections présidentielle et législatives, ce sont toutes les parties prenantes au processus électoral qui sont interpellées sur leurs responsabilités respectives.

Gouvernement, organisations de la société civile, partis politiques et regroupements d’indépendants, forces de défense et de sécurité, médias et bien d’autres acteurs devront s’atteler à faire en sorte que le scrutin se tienne dans un climat apaisé, transparent et inclusif. La compétition électorale qui s’annonce ne doit pas occulter l’essentiel, à savoir préserver le vivre-ensemble et la cohésion sociale, quelque peu ébranlés par le phénomène du terrorisme et des conflits communautaires.

Au-delà des joutes oratoires qui s’annoncent, chaque acteur devra mettre en avant la priorité qui est celle de la construction de la paix. Dans leurs discours de campagne, les différents candidats à la présidentielle et aux législatives devront faire preuve de pondération et de responsabilité. Il est attendu d’eux des propositions concrètes pour bâtir un Burkina Faso prospère, fraternel et uni.

C’est pourquoi il est impératif que les responsables politiques puissent dépasser les critiques stériles et les considérations simplistes pour vendre des projets de société réalistes au peuple. Un leadership sans idéal patriotique est une simple course après le vent. L’on s’engage en politique pour apporter des idées qui participent à l’érection d’une nation forte qui sait affronter les défis qui sont les siens.

Le temps des discours creux est révolu, si l’on veut incarner les idéaux d’un peuple qui aspire au bien-être et à la quiétude. C’est pourquoi les 14 candidats, provisoirement retenus, devront s’élever au-dessus des calculs politiciens pour partager une autre vision de la politique. Une vision qui puise dans le réalisme pour un avenir prospère de tous les Burkinabè.

La Rédaction

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