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Conseil de discipline : « Bassolma a pourtant eu, pendant 7 ans, 9/10 » Me P. Farama

Bassolma Bazié a comparu, ce lundi 21 septembre 2020, à Ouagadougou, devant le conseil de discipline du Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENAPLN).

« Si ce sont les considérations objectives que nous avons dans le dossier, nous ne voyons pas pourquoi et comment on pourrait sanctionner M. Bazié »,  Me Prosper Farama. Ainsi, à la sortie du conseil de discipline, ce lundi 21 septembre 2020, à Ouagadougou, l’avocat de Bassolma Bazié, Me Prosper Farama, a expliqué aux journalistes le déroulement des faits. Ce qui est reproché au professeur certifié en sciences de la vie et de la terre, a indiqué Me Prosper Farama, c’est de n’avoir pas exécuté un volume horaire de 10h au lieu de trois qu’il accomplissait depuis près de sept ans au lycée Philippe Zinda Kaboré.

A cet effet, il a précisé que BassolmaBazié a toujours respecté la loi. A entendre Me Farama, devant le conseil ils ont exposé les notations et évaluations de M. Bazié depuis sept ans. « J’étais moi-même très surpris de voir qu’il a eu, pendant sept ans, 9/10 de façon continue avec propositions soit de félicitation ou de décoration. Même s’il n’a jamais été décoré on comprend. » Pour lui, c’est curieux que ce soit à partir de 2019 l’année où il a reçu encore 9/10 qu’on choisit de le traduire en conseil de discipline.

D’ailleurs, a poursuivi l’avocat de Bazié, son supérieur hiérarchique a fait une mention dans laquelle il dit : « il faut le féliciter et améliorer ses conditions de travail ». Me Prosper Farama dit entendre par là, le décharger encore plus de ses obligations professionnelles pour lui permettre d’assumer sa fonction de représentant syndical.

L’avocat estime que Bassolma Bazié n’a commis aucune faute. « Le gouvernement lui-même notamment en 2010 dans un communiqué final, après une rencontre avec le syndicat s’est engagé à ce que les responsables syndicaux qui sont des agents de la fonction publique ou même dans le privé soient mis à la disposition du syndicat. Donc, ils travaillent dans le syndicat mais sont payés par la fonction publique », a-t-il souligné avant de préciser que c’est la loi 081 à son article 121 qui adopte ce principe. Il a noté que depuis cinq ans, la mise en œuvre pratique de la loi n’est pas effective.

« Nous pensons que cette affaire n’était pas une affaire de conseil de discipline, sauf s’il y a d’autres considérations subjectives. Mais si ce sont les considérations objectives que nous avons dans le dossier, nous ne voyons pas pourquoi et comment on pourrait sanctionner M. Bazié », a soutenu Prosper Farama. Ainsi, il a relevé que la question qui se pose est le rôle et la place du syndicat dans la construction de l’État de droit au Burkina Faso.

« Tous les jours, vous voyez M. Bazié et ses autres collègues de l’Unité d’action syndicale (UAS) en discussion avec le gouvernement pendant des semaines, quelques fois. D’autres fois, en déplacement à Genève en Suisse pour participer à des instances internationales au nom de l’État de droit ». Il a donc espéré que le gouvernement comprenne qu’il n’y a que dans la discussion qu’on résout ces genres de problème mais pas en traduisant les responsables devant un conseil de discipline.

Cependant, M. Farama dit attendre la décision du conseil : « Si elle nous convient il n’y a pas de problème. Si elle ne nous convient pas nous aviserons ce que de droit ». Il a également signalé que le conseil ne donne pas sa réaction pendant l’instruction de l’affaire. Du reste, aux dires de Me Prosper Farama, le conseil de discipline a théoriquement un mois pour statuer.

Lasso Sama

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