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Lutte contre le terrorisme au Burkina et au Mali : la nécessaire coopération-Ouaganews

Accompagné du ministre d’Etat, ministre de la défense et des anciens combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly et du chef d’état-major général des armées, le colonel-major David Kabré, le président de la Transition, Ibrahim Traoré, a effectué une visite d’amitié et de travail à Bamako au Mali, le mercredi 2 novembre 2022.

Premier voyage à l’étranger depuis qu’il est à la tête du pays, le capitaine Traoré s’est entretenu avec son homologue malien, Assimi Goïta, sur le renforcement de la coopération militaire dans la guerre contre le terrorisme. Partageant une frontière commune, longue de plus 1000 Km, les deux pays sont également confrontés aux attaques des groupes armés terroristes qui bouleversent le quotidien des populations.

En clair, cette visite du capitaine Traoré revêt tout son sens, d’autant plus qu’il s’est fixé comme priorité, la reconquête de l’intégralité du territoire national, en prenant les rênes du pays. Il est tout à fait normal d’accorder les violons avec le voisin malien, afin de mutualiser de façon concrète, les efforts en vue de contenir l’écume des forces du mal dont la capacité de nuisance résiste à l’offensive des armées.

En prenant langue avec son homologue malien, le chef de l’Etat burkinabè voudrait également renforcer les acquis de ses prédécesseurs. Conscients de l’importance du renseignement dans cette guerre de longue haleine, le tête-à-tête entre Traoré et Goïta s’est penché aussi, sur le partage d’informations.

En effet, la porosité des frontières aidant, les groupes terroristes se déplacent de part et d’autre, dans les deux pays. Il est tout à fait normal qu’un échange d’informations quant à leurs mouvements puisse fonctionner efficacement entre les deux parties. La dimension transfrontalière de cette grande criminalité entretenue par des trafics de toutes sortes oblige les deux Etats à envisager des patrouilles mixtes pour étouffer les élans expansionnistes des forces obscures.

La crise sécuritaire a contraint des populations burkinabè et maliennes à trouver refuge dans l’un ou l’autre pays.  L’impératif de coordonner l’assistance humanitaire entre les deux voisins s’impose de fait. Maintenant que les deux chefs d’Etat ont pu convenir de ce qu’il y a lieu d’envisager, il reste à engager des actions dans les plus brefs délais.

Les groupes terroristes sont en train d’étendre leurs tentacules mortifères dans les deux pays. De ce fait, la réponse des deux armées devrait se faire sentir le plus rapidement. Les deux pays n’ont d’autre choix que de continuer à multiplier les initiatives qui permettront d’endiguer, une bonne fois pour toutes, ce fléau qui a causé autant de désolation à tous les niveaux.

Après le Mali, quelle sera la prochaine destination du président Ibrahim Traoré ? L’on pense naturellement au Niger qui est lui aussi confronté au même péril sécuritaire et qui est frontalier du Burkina. La zone des trois frontières (Burkina, Mali, Niger) est un repaire de terroristes.

A ce titre, seules des actions conjointes et coordonnées entre les trois Etats permettra de les déloger. Sans une coopération militaire efficiente entre les trois pays, la lutte contre le terrorisme prendra encore du temps. Il est donc nécessaire, au-delà des incompréhensions qui peuvent exister, pour les trois voisins de tendre vers une volonté commune pour extirper le mal.

Ahmadou Bayala/Ouagenews

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