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Rapport CPIA 2019 de la Banque mondiale : le Burkina Faso classé 9ème parmi les pays de l’Afrique subsaharienne

L’évaluation des politiques et des institutions en Afrique (CPIA) est un outil de diagnostic annuel de la Banque mondiale qui est destiné à mesurer la qualité des structures politiques et institutionnelles publiques, et leur capacité à soutenir une croissance durable et à réduire la pauvreté.

 Le Bureau de l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, sous la direction générale d’Albert G. Zeufack, a publié le rapport 2019 de l’institution sur l’évaluation de la politique et des institutions nationales (CPIA) dans les pays d’Afrique subsaharienne. Pour les pays d’Afrique subsaharienne, la note globale reste inchangée et la qualité des politiques et des institutions s’est affaiblie. Le Burkina Faso se retrouve dans le top 10 du classement des pays de l’Afrique subsaharienne.

Le rapport CPIA pour l’Afrique couvre la période de janvier à décembre 2019. Le CPIA est un outil de diagnostic annuel de la Banque mondiale qui est destiné à mesurer la qualité des structures politiques et institutionnelles publiques, et leur capacité à soutenir une croissance durable et à réduire la pauvreté. Des notes sont attribuées à chaque pays allant de 1 (faible) à 6 (élevé) sur 16 indicateurs regroupés en quatre catégories : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité et la gestion et les institutions du secteur public. La note globale attribuée au pays représente la moyenne des 16 indicateurs et sert ainsi, à déterminer le volume des prêts concessionnels et des dons que la Banque mondiale accorde aux pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne.

En 2019, la note moyenne obtenue par l’ensemble des 39 pays IDA en Afrique subsaharienne ressort à 3,1, soit un score sensiblement identique depuis 2016.Le Rwanda s’est maintenu en tête du classement. Sa note globale de 4,0 n’a toutefois pas évolué, ces des trois dernières années. Vient ensuite le Cap-Vert dont la note globale est de 3,8. Suivi du Kenya, du Sénégal et de l’Ouganda, avec chacun la note globale de 3,7.Les pays à la traine sont respectivement la Somalie (2,0), l’Érythrée (1,9) et le Soudan du Sud (1,4).

Le Burkina Faso se classe par les 10 premiers pays de l’Afrique subsaharienne avec une note de 3,5 en baisse de 0,1 par rapport à l’année. En effet, le pays des hommes intègres est classé neuvième avec une note de 3,5 juste derrière le Ghana (3,6) et la Côte d’Ivoire (3,5).Sur les quatre catégories cités ci-dessus, le Burkina Faso a été performant dans la gestion économique, mais moins performant dans la gestion et les institutions du secteur public.

Dans la gestion économique, la Banque mondiale note que la mobilisation des recettes a été entravée par l’inefficacité des procédures administratives, les faiblesses inhérentes au recouvrement des arriérés et une couverture limitée, au cours de l’année. De plus, elle note que d’importantes lacunes relevées dans la planification, les politiques salariales et les pratiques de recrutement ont contribué à l’augmentation rapide de la masse salariale dans le domaine de la gestion et les institutions du secteur public.

Cependant, dans la catégorie de la mise en œuvre des politiques de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité, dans les domaines de la lutte contre la violence domestique et le harcèlement sexuel, ainsi que l’égalité d’accès des femmes aux actifs et à l’emploi, le Burkina Faso est cite en exemple comme ayant adopté des réformes pour lutter contre la violence domestique.

Le rapport 2019 a fait un état des lieux des politiques et institutions nationales au commencement, de la pandémie de la COVID-19, en mettant en évidence la nécessité, pour les pays, d’agir pour renforcer leurs systèmes de santé, protéger leur capital humain, améliorer la gouvernance du secteur public et mettre en œuvre des réformes structurelles visant à stimuler la productivité.

Source : Banque mondiale

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