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Burkina/CFOP : Eddie Komboïgo n’accorde toujours pas de crédit aux résultats des élections passées

Le vendredi 05 mars 2021, le nouveau Chef de file de l’opposition politique (CFOP), Eddie Komboïgo, a été officiellement installé. La passation de charge entre le sortant, Zéphirin Diabré et lui, a été présidée par le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, au siège de l’institution sis à Ouagadougou.

Arrivé deuxième à la présidentielle du 22 novembre 2020, avec un peu plus de 15 % des voix, Eddie Komboïgo a officiellement été installé dans ses nouvelles fonctions de Chef de file de l’opposition politique (CFOP) remplaçant ainsi, Zéphirin Diabré qui a été appelé au gouvernement.

Alassane Bala Sakandé (boubou blanc) a présidé la cérémonie de passation de charge

« M. Eddie Komboïgo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), je vous déclare officiellement installé dans vos fonctions de CFOP du Burkina Faso ». C’est par ces mots que le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a installé le nouveau CFOP. Eddie Komboïgo conduira cette institution, pendant un quinquennat, jusqu’aux prochaines élections.

Le nouveau CFOP a remercié le ministre d’État, Zéphirin Diabré, le CFOP sortant, des acquis engrangés sous son mandat dont la « tenue d’élections consensuelles ». Il a même salué le courage de Zéphirin Diabré pour le temps passé au CFOP. « Ce n’est pas facile, c’est pour cela, il est maintenant à la majorité », ironise le désormais chef de file de l’opposition politique.

Après son installation, le nouveau chef de file de l’opposition a taclé la CENI sur l’organisation des élections. Le nouveau CFOP n’accorde toujours pas de crédit aux résultats des élections du 22 novembre 2020. « Puisqu’il faut préserver la paix, nous acceptons aujourd’hui, malgré tout, le CFOP ». Il est revenu entre autres, sur les irrégularités constatées dans le processus électoral, avant de souhaiter que les textes conçus soient revus pour sa bonne application. Ensuite, il a aussi déploré cette lutte entre les syndicats et le gouvernement qui a poussé Bassolma Bazié à la démission. « Le CFOP promet son soutien aux travailleurs et nous allons veiller à ce que le droit de grève soit respecté », a-t-il dit.

Sur la question de la négociation avec les terroristes, notant que la recherche de la paix au Burkina Faso doit procéder par plusieurs méthodes, Eddie Komboïgo a reconnu que le gouvernement a beaucoup avancé sur la question.

Il en veut pour preuve, l’affirmation du Premier ministre Christophe Dabiré devant les députés à l’hémicycle, lors de son discours de politique générale, qui disait que « le gouvernement n’exclut pas » les négociations dans la lutte contre le terrorisme. A ce titre, « il y a une relative accalmie », admet le CFOP qui s’interroge : « est-ce que ça explique cela ? »

Sur la question de la réconciliation, Eddie Komboïgo promet de soutenir le ministre d’État Zéphirin Diabré, dans sa mission. Il a aussi invité les Burkinabè à aller dans ce sens. « Nous pensons qu’il est temps que les Burkinabè pansent leurs plaies. La justice que nous donnons pour nous-mêmes, c’est d’apprendre à pardonner », a laissé entendre Eddie Komboïgo.

P. Théophile Kaboré

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