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Burkina/Commémoration du 1er mai : l’UAS revendique les libertés démocratiques et syndicales

La commémoration du 138ème anniversaire de la lutte des ouvriers de Chicago, a réuni comme chaque année, l’Unité d’action syndicale (UAS), ce 1er mai 2024, à la Bourse du travail, à Ouagadougou, dans le but de les rendre hommage et aussi de passer en revue la situation internationale et nationale, sans oublier d’examiner les conditions des travailleurs et de tracer des perspectives.

« Pour le respect de la liberté syndicale, mobilisation et lutte », « pour le respect de manifester, mobilisation et lutte », « pour l’enlèvement de citoyens, ça suffit », « le refus des avis critiques, ça suffit » etc. C’était sur ces mots que les syndicats scandaient à la Bourse du travail avant d’expliquer qu’ils ne pourront pas soumettre en ce jour symbolique, leurs doléances au ministre en charge du travail.

Chaque année, à cette commémoration, les syndicats font une marche pour aller remettre leur cahier de doléances au ministre en charge du travail. Mais à la différence de cette année, une lettre leur a été adressée le matin de leur marche par le président de la délégation spéciale de Ouagadougou, leur interdisant de marcher dans les rues de Ouagadougou. Marcel Zanté, secrétaire général du CNTB, a expliqué que « C’est le directeur de cabinet du ministre d’Etat et de la fonction publique qui nous a d’abord appelé hier nuit pour nous dire que la marche était interdite.  Et que par conséquent, le gouvernement voudrait se déplacer à la Bourse du travail pour recevoir notre cahier de doléances. Ainsi, nous avons fait savoir que nous avons un objectif en faisant la marche.  Donc, nous allons maintenir notre meeting et le revenir par la suite. Pour le cahier de doléances, nous avons décidé de suspendre sa remise pour le moment. ».

En effet, dans sa plate-forme revendicative, l’UAS élève la voix notamment sur la question de la sécurité des populations et de leurs biens, le respect et l’élargissement des libertés démocratiques et syndicales et la promotion du travail décent, l’assainissement de la gestion des ressources nationales et enfin, la garantie du pouvoir d’achat.

Toutes ces revendications ont été synthétisées en 48 points essentielles.  Elle dénonce particulièrement la remise en cause des libertés et la vie chère. Et aussi, elle dit observer une gestion des deniers publics qui fait courir le risque de fins de mois sans salaire aux agents publics de l’Etat, un abus dans l’octroi des marchés de gré à gré, des nominations qui ignorent désormais le principe d’appel à candidature pour la désignation des directeurs généraux et autres présidents d’institutions.

Par ailleurs, pour le licenciement de leur camarade Moussa Diallo, secrétaire général de la CGT-B, récemment en conseil des ministres, l’UAS dénonce cela comme un acharnement sur la personne de Moussa Diallo. Et exprime sa totale solidarité et compte user de toutes les voies légales pour exiger et obtenir l’annulation de ce licenciement.

Ahoua KIENDREBEOGO/OuagaNews.net

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