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Burkina/Finances publiques : le projet de loi de finances rectificative 2021 en examen

Le 27 avril 2021, la Commission des finances et du budget (COMFIB) de l’Assemblée nationale a reçu une délégation du Ministère de l’économie, des finances et du développement pour un examen du projet de loi de finances rectificative 2021. Elle a été conduite par Édith Clémence Yaka, ministre déléguée au budget qui a exposé les motifs de la loi de finances rectificative, une nécessité au regard de l’évolution du contexte politique et économique interne.

Le projet de loi de finances rectificative prend en compte la nouvelle configuration du gouvernement caractérisée par des changements de dénomination, des fusions de certains ministères et la suppression d’autres. Cette nouvelle configuration impose des ajustements dans la loi de finances initiale, afin d’assurer une cohérence entre les allocations budgétaires et les nouveaux domaines d’action des ministères.

Il prend également en compte l’accroissement des appuis budgétaires de certains partenaires techniques et financiers et la révision à la hausse des prévisions de ressources internes, grâce à la résilience de l’économie, malgré les chocs internes et exogènes.

En rappel, le conseil des ministres, en sa séance ordinaire du 17 mars 2021, avait adopté le projet de loi de finances rectificative de la loi de finances pour l’exécution du budget de finances, exercice 2021. Le budget, exercice 2021, ajusté, s’élève à 2 128,98 milliards francs CFA en recettes et à 2 669,78 milliards francs CFA en dépenses.

Dans ce projet, l’épargne budgétaire s’établit à environ 36,12 milliards francs CFA contre 24,47 milliards francs CFA dans la Loi de finances initiale (LFI). Cette hausse s’explique par l’augmentation des ressources internes et leur affectation, en grande partie, au financement de dépenses d’investissements.

Le déficit budgétaire reste au même niveau de 540,80 milliards francs CFA que celui de la LFI, du fait de la couverture des ouvertures de dépenses par les ouvertures additionnelles de recettes ou des annulations de dépenses en contrepartie, soit 5,6% du PIB nominal. Le besoin de financement reste inchangé et est entièrement couvert par le recours aux emprunts obligataires.

Ouaganews.net

 Source : MINEFID

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