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Burkina : le FMI prévoit un taux de croissance de 4,7% en 2022

Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales, le Fonds monétaire international (FMI) table en Afrique subsaharienne, sur un ralentissement de la croissance de 3,8 % en 2022 contre 4,5 % l’an dernier. L’inflation dans la région devrait rester élevée en 2022, soit 12,2 %, la première fois depuis 2008 que l’inflation moyenne dans la région atteindra de tels niveaux. Pour le Burkina, les taux de croissance économique et d’inflation seraient respectivement de 4,7% et 6,0% en 2022.

Selon le Fonds, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué une flambée des prix des denrées alimentaires et des combustibles qui menace les perspectives économiques de la région. La guerre aura de lourdes conséquences car elle réduira les niveaux de vie et aggravera les déséquilibres macroéconomiques. La guerre fait sentir ses effets sur les pays par les prix des denrées alimentaires, les cours du pétrole et la gestion budgétaire.

Les prix des denrées alimentaires, qui représentent quelque 40 % des dépenses de consommation dans la région, augmentent rapidement. Environ 85 % des stocks de blé de la région sont importés. La hausse des prix des combustibles et des engrais pèse aussi sur la production alimentaire nationale. Ces facteurs pénaliseront de manière disproportionnée les populations pauvres, surtout dans les zones urbaines, et accentueront l’insécurité alimentaire.

La hausse des cours du pétrole alourdira la facture des importations des pays importateurs de pétrole de la région à hauteur de quelque 19 milliards de dollars, ce qui aggravera les déséquilibres commerciaux et augmentera les coûts du transport et d’autres produits de consommation.

Le choc devrait compliquer un exercice d’équilibrage budgétaire déjà délicat, à savoir augmenter les dépenses de développement, accroître les recettes fiscales et contenir les tensions sur la dette. La moitié des pays à faible revenu de la région sont déjà surendettés ou présentent un risque élevé de surendettement. La hausse des cours du pétrole représente aussi un coût budgétaire direct pour les pays à travers les subventions au carburant, alors que, dans le contexte de l’inflation, une réduction de ces aides serait peu appréciée

Selon le FMI, pour faire face à ces problèmes de taille, une riposte soigneusement planifiée s’impose. La politique budgétaire devra être ciblée afin d’éviter d’accroître la vulnérabilité liée à la dette. Les dirigeants des pays de l’Afrique subsaharienne devraient, dans la mesure du possible, avoir recours aux transferts directs en vue de protéger les ménages les plus vulnérables ou recourir à des subventions temporaires ou à des allégements d’impôts ciblés temporaires. Il serait en outre, utile d’améliorer l’accès au financement pour les agriculteurs et les petites entreprises.

Moussa Wandaogo/OuagaNews

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