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#Burkina : l’UAS commémore les 58 ans du soulèvement populaire

L’Unité d’action syndicale (UAS), à l’occasion de la commémoration du soulèvement populaire du 3 janvier 1966, a animé un panel sur le thème général : « Contribution du mouvement syndical à l’ancrage de la démocratie au Burkina Faso », ce mercredi 3 janvier 2023, à la Bourse du travail, à Ouagadougou.

Le 3 janvier 1966, les Burkinabè se sont mobilisés et ont mis fin au régime de Maurice Yaméogo. Cette date est restée dans les annales de l’histoire du Burkna, et faisant de cette une journée commémorative des luttes syndicales. En effet, les syndicats burkinabè se sont réunis à la Bourse du travail pour se rappeler de leur lutte ayant abouti à certains acquis, comme la démocratie et la liberté d’expression. Cette lutte dont il est question a été menée face aux tentatives de caporalisation et à l’instauration du pouvoir unique.

En dehors du thème général, les panélistes ont animé le débat avec deux sous-thèmes. Le premier : « Les luttes syndicales pour l’ancrage de la démocratie : exemples et acquis », exposé par Dominique Yaméogo, explique que beaucoup de luttes ont été menées avec succès. Il dit que depuis le régime de Maurice Yaméogo jusqu’à celui de Blaise Compaoré, le mouvement syndical a joué un grand rôle. Il rappelle à ce sujet que « Ceux qui partent sur les plateaux télé et attaquent le mouvement syndical, c’est parce qu’ils ne savent pas que c’est grâce aux syndicats qu’il y a des émissions interactives. Pour ceux qui nous accusent de n’avoir pas contribué suffisamment à la lutte contre l’insécurité, on leur dit, de revisiter l’histoire », a-t-il fait savoir.

Il termine en disant que le mouvement syndical est à la fois « ingrat et salvateur. »

Quant au second panéliste, il a exposé sur le sous-thème : « Les défis actuels des luttes syndicales dans un contexte de lutte contre les groupes armés terroristes ». A ce propos, il évoque que les graves atteintes aux libertés ou à la mise en cause des libertés démocratiques et syndicales constitue l’une des préoccupations majeures du mouvement syndical et des Burkinabè. Ainsi, il explique que cela  est dû à l’interdiction des activités des partis politiques et des OSC, à travers un simple communiqué en violation de la constitution. Il poursuit en disant que très rapidement, on remarquera une autorisation des manifestations qui visent à soutenir le pouvoir à se tenir à leur guise et interdisant aux autres, la moindre manifestation publique.

Il explique également que depuis près d’une année, le gouvernement ne décrète plus de deuils nationaux pour rendre hommage aux victimes, alors qu’on note des pertes de vies humaines, de VDP, FDS et civils.

Par ailleurs, l’Union syndicale a profité de l’occasion pour rebaptiser trois salles. La salle de conférence a été rebaptisée « salle du 3 janvier 1966 », une salle de réunion « salle des 17 et 18 décembre 1975 » et une autre baptisée « salle du 16 septembre 2015 ». Des dates historiques dans les luttes syndicales au Burkina Faso, qui serviront de repères aux générations à venir, selon les syndicats.

Ahoua KIENDREBEOGO/ OuagaNews.net

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