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Burkina/MAAH : le ministre Salifou Ouédraogo dresse le bilan de 5 ans

Le Ministère de l’agriculture et des aménagements hydroagricoles a animé, ce vendredi 25 septembre 2020, à Ouagadougou, une conférence de presse sur le bilan du ministère, durant les cinq années passées, et la situation de la campagne agricole 2020.

«Faire du secteur agricole burkinabè, le levier d’un développement durable, à travers une agriculture moderne, compétitive, génératrice d’emplois et de revenus et assurant une sécurité alimentaire», telle est la vision du Ministère de l’agriculture et des aménagements hydroagricoles (MAAH).

Lors d’une conférence de presse animée, le jeudi 25 septembre 2020, à Ouagadougou, le ministre en charge de l’Agriculture, Salifou Ouédraogo, a échangé avec des journalistes sur le bilan 2016/2020 de son département, la campagne agricole 2020 et les initiatives menées pour l’atteinte de sa vision.

Selon Salifou Ouédraogo, de 2016 à 2020, son ministère s’est employé à actionner les leviers du développement agricole. En effet, il a fait le point de ses réalisations : «Près de 24 000 hectares de bas-fonds aménagés, 16 000 hectares de périmètres irrigués aménagés et 4500 hectares réhabilités, 2000 puits maraîchers réalisés et près de 20 000 tubes PVC octroyés aux agriculteurs, entre autres». Salifou Ouédraogo a noté que l’objectif de ces réalisations est de réduire la dépendance du système de production agricole burkinabè des aléas de la pluviométrie.

Au compte de ses actions, le ministre Salifou Ouédraogo a également amorcé le changement de statut de l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS) qui devient une société d’économie mixte. «L’objectif de ce changement de statut est de valoriser davantage les potentialités de la vallée du Sourou, afin d’améliorer les revenus des producteurs, de renforcer la sécurité alimentaire et d’accélérer la croissance économique», a-t-il indiqué.

Le MAAH a opéré également des réformes. Parmi ces réformes, le ministre en charge de l’agriculture relève, entre autres, l’adoption du code des investissements agrosylvopastoral, halieutique et faunique et ses décrets d’application, la création du Fonds de développement agricole (FDA) et la mise en place d’un mécanisme d’assurance agricole. Pour M. Ouédraogo, ce code octroie des avantages fiscaux aux entreprises qui évoluent dans le domaine rural.

Lors de la conférence, il a été également question de la situation agricole 2020/2021. En effet, Salifou Ouédraogo a jugé bonne la campagne agricole dans les régions de la Boucle du Mouhoun, Centre-Est, Plateau central, Centre-Sud, Sahel, des Hauts-Bassins et passable dans les régions des Cascades, de l’Est, Centre-Ouest, Centre, Centre-Nord, Nord et du Sud-Ouest.

Dans le but d’aider les acteurs du monde agricole à atteindre les objectifs de production de la campagne agricole, a poursuivi le patron du département de l’agriculture, le ministère a mis à la disposition des producteurs 39 000 tonnes d’engrais minéraux à prix subventionné, 12 300 tonnes de semences améliorées, 109 tracteurs équipés, 114 motoculteurs avec accessoires, plus de 5000 équipements à traction animale et plus de 1000 animaux de trait.

Pour l’atteinte de la vision du développement durable, c’est-à-dire une agriculture moderne, le ministère a pris des initiatives. Le ministre Ouédraogo a noté entre autres initiatives, «Produire un million de tonnes de riz paddy, d’ici à 2021, assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour».

Lasso SAMA

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