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Burkina : un atelier de budgétisation sensible à la santé de la reproduction

La direction générale de l’économie et de la planification a organisé, du 15 au 17 décembre 2020, à l’hôtel Ramada, un atelier sur la budgétisation sensible à la santé de la reproduction. Sous la présidence du directeur général adjoint de l’économie et de la planification Mahamoudou Bokoum et la coordination de Gustave Bambara, directeur des politiques de population en collaboration avec ses partenaires dont le CREG (Consortium régional pour la recherche en économie générationnelle), à travers le profil de consommation en santé dans les pays du partenariat de Ouagadougou et la méthodologie de budgétisation sensible au dividende démographique.

 Au vu de la démographie galopante des populations des pays africains, particulièrement au Burkina Faso où chaque femme a 4,5 enfants, 48% de Burkinabè ont moins de 15 ans et six  (6) Burkinabè sur dix (10) ont moins de 25 ans. Pour relever ces défis et améliorer la santé de la reproduction, le CREG, projet sous-régional de renforcement des capacités de mobilisation des ressources endogènes pour le financement de la santé de la reproduction, y compris la planification familiale dans 9 pays de la sous-région dont le Burkina Faso, fait partie des bénéficiaires, sensibilise les acteurs au financement de la planification familiale et du dividende démographique dans le cadre du partenariat de Ouagadougou.

Selon le directeur général adjoint de l’économie et de la planification, la population a été multipliée par 5 en l’espace de 60 ans.C’est la raison pour laquelle pour relever le défi de la planification, l’Etat augmente chaque année de 10%, la ligne budgétaire allouée à l’achat des contraceptifs voire une augmentation de un milliard trois cents millions de francs CFA, depuis 2017.

Selon Gustave Bambara, les attentes à cet atelier sont que les structures, les collectivités territoriales, la société civile puissent, à partir des dividendes, prendre en compte la budgétisation sensible à la santé de la reproduction.

Le profil de consommation en santé dans les pays du partenariat de Ouagadougou, fait ressortir la description du système de santé et l’état de santé de la population, sur la base des recommandations de la déclaration d’Alma-Ata en 1978, en vue, d’une meilleure lutte contre la mortalité liée aux maladies endémo-épidémiques et une meilleure prise en charge de la santé de la population à travers le financement des couvertures sanitaires. La typologie des consommations publiques et privées consiste en la fréquentation des centres de santé publics et privés.

Au niveau des résultats, le profils d’agrégés de santé reflètent l’effort gouvernemental en matière de santé de la petite enfance de 0 à 4 ans et l’importance de la consommation privée agrégée par rapport à celle publique, à partir de 15 ans.Ainsi, les recommandations se résument au renforcement de la couverture maladie des plus jeunes, la promotion de la protection des plus âgés et le maintien des pays sur des sentiers de croissance propice à la création de richesses.

La méthodologie de la budgétisation sensible au dividende démographique est l’outil synthétique qui facilite la compréhension de l’ensemble des informations relatives au dividende démographique, à travers leur suivi et le système d’évaluation des pays sur cinq (5) dimensions dont la dépendance économique, la qualité du cadre de vie, la dynamique de la pauvreté, le développement humain étendu et les réseaux et territoires.

Dans le concept budgétaire, le budget-programme est la nomenclature du budget de l’Etat qui permet de mettre en relation l’utilisation de crédits budgétaires et les politiques mises en œuvre, regroupés dans le programme, à travers une classification fonctionnelle. Huit (8) grandes fonctions de la DDMI (Demographic Dividend Monitoring Index) sont définies dans le capital humain, la gouvernance, les structures économiques et les réseaux professionnels et sociaux. Les différentes structures/institutions sont arrimées aux fonctions du DDMI sur la base de leur fonction principale de production, le tout déterminé sur des élasticités budgétaires obtenues à partir de l’équation de l’indice DDMI.

Adélaïde T. Mana

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